
Bruno Galan, maire sortant, est candidat à sa réélection
12 mars 2026Marco Rubio est le politicien latino-américain le plus puissant de tous les temps. Le ciel nous aide tous
12 mars 2026L’externalisation des démarches de cartes grises a conduit à des « fraudes massives », dénonce la Cour des comptes qui appelle l’Etat à une « reprise en main » urgente
Auparavant assuré par les agents des préfectures, l’enregistrement des immatriculations des véhicules est confié depuis 2017 à plus des opérateurs privés. Or « cette large privatisation a ouvert des brèches qui ont permis à tout le spectre de la criminalité de pénétrer avec facilité dans ce système d’information », constate l’institution.
Publié
Temps de lecture : 2min
Un rapport de la Cour des comptes publié jeudi 12 mars dénonce l’externalisation des démarches de cartes grises. Il s’agit là d’une « dérive » qui a conduit à des « fraudes massives », selon la Cour, qui appelle à une « reprise en main » urgente par l’Etat. « L’illustration la plus éloquente » en vient de « garages fictifs qui ont permis l’immatriculation frauduleuse, selon une estimation qui n’est que partielle, de près d’un million de véhicules » générant un manque à gagner de plus 550 millions d’euros pour l’Etat et les collectivités locales sur la seule période 2022-2024, pointe l’institution.
« Le plan Préfecture nouvelle génération (2017) a conduit à la fermeture des guichets de cartes grises et à la dématérialisation intégrale des démarches liées à l’immatriculation des véhicules », rappelle la Cour des comptes dans un communiqué annonçant un rapport à paraître jeudi sur le sujet.
« Auparavant assuré par les agents des préfectures, l’enregistrement des opérations dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV) est depuis lors confié à plus de 30 000 opérateurs privés, professionnels du secteur automobile en premier lieu, auxquels l’Etat a délivré des habilitations », relèvent les auteurs du rapport. Or, « cette large privatisation (…) a ouvert des brèches qui ont permis à tout le spectre de la criminalité (de la petite délinquance au crime organisé) de pénétrer avec facilité dans ce système d’information », constatent-ils.
En outre, « l’Etat n’a pas souhaité mettre en place des contrôles en amont des enregistrements dans le SIV, afin de donner la priorité à une délivrance rapide des certificats d’immatriculation », poursuit l’instance. La Cour des comptes fustige des « fraudes massives » qui ont « pu prospérer pendant de longues années ». L’Etat tarde à réagir, déplore la Cour des comptes, et les premières mesures prises à partir du printemps 2025 « demeurent insuffisantes ». Une « reprise en main par l’Etat » urgente est impérative, poursuit la Cour.
L’organisme appelle l’Etat à réduire « de façon drastique le nombre des acteurs privés habilités à accéder directement au SIV » pour s’en tenir à des « tiers de confiance ». Elle souhaite aussi voir restauré un « principe de contrôle en amont de toutes les demandes d’enregistrement dans le SIV » pour couper court aux tentatives de fraude.

9999999/2026/03/12/080-hl-rdoucelin-3080155-69b26c7c3644d025933290.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/03/11/img-5954-69b1adbebfc8d997500710.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)