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4 mars 2026Après l’offensive en Iran, pourquoi il ne sert à rien de se ruer dans les stations-service pour faire son plein
FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Des files d’attente ont été constatées dans quelques départements du sud de la France après l’offensive en Iran.
L’offensive israélo-américaine en Iran a fait craindre à certains une hausse du prix de l’essence à la pompe, voire même une pénurie. L’Iran a pris la décision de bloquer le détroit d’Ormuz, où 20 % de la consommation mondiale de pétrole transite. La psychose est particulièrement visible sur les réseaux sociaux, et des files d’attente plus importantes que d’habitude ont été constatées dans le Var et les Bouches-du-Rhône, par les journaux locaux.
« Il y a de fortes chances que ça augmente donc je viens comme tout le monde, pour faire quelques économies », expliquait un retraité à France 3. Une autre cliente affirmait : « Ce matin, c’était 1 euro 64. Là, c’est 1 euro 65. J’ai peur car il paraît que ça va être à deux euros après. » Les prix du pétrole ont brièvement dépassé les 80 dollars (68 euros) ce lundi 2 mars au matin, pour un baril de Brent de mer du Nord (référence en Europe). Très loin encore des 140 dollars qu’avait tutoyé le cours du Brent au début de la guerre en Ukraine en 2022.
Le ministre de l’économie, Roland Lescure, s’est voulu rassurant ce mardi 3 mars. « Il n’y a aucun risque d’approvisionnement à court terme » en France « ni sur le gaz, ni sur l’essence », a-t-il affirmé. « Il n’y a pas de risque de pénurie en France aujourd’hui », a également assuré Francis Pousse, président national des stations et Énergies nouvelles chez Mobilians. En France, les stocks et la chaîne logistique fonctionnent et peuvent absorber un choc temporaire. Quant au pétrole venu du Moyen-Orient, il ne représentait que 12 % des importations françaises en 2024, selon l’Insee.
Le ministre a également précisé qu’un dispositif avait été mis en place face à cette situation, dont une « cellule de crise qui se réunit une fois par jour » sous sa direction à Bercy « pour suivre l’évolution des marchés financiers, des indicateurs économiques et, évidemment, les marchés de l’énergie ».
Pas de quoi s’inquiéter plus que de raison donc, ni de se précipiter à la station et de créer ces longues files d’attente. D’autant plus que c’est cette panique qui risque de provoquer exactement ce que l’on cherche à éviter, rappelle le média spécialisé Auto News. Les stations-service ne sont pas prévues pour recevoir une affluence soudaine et massive, et encore moins pour voir arriver chaque conducteur avec son bidon à remplir. Cela pourrait donc conduire à un épuisement rapide des ressources et même créer une pénurie… artificielle.

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