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4 mars 2026Au Salon de l’agriculture, même les viticulteurs sont sceptiques sur le traité avec le Mercosur
Discuter du Mercosur avec les viticulteurs présents sur les stands du Salon de l’Agriculture, c’est d’abord se heurter à un mur. Souvent peu intéressés par le traité – actuellement suspendu dans l’attente d’une décision de la Cour de justice de l’Union européenne – les vignerons exportateurs rencontrés par Le HuffPost préfèrent se concentrer sur les marchés nord-américains ou en lorgner de nouveaux comme l’Inde, qui vient de conclure un accord commercial avec l’Union européenne.
En théorie, contrairement à d’autres filières agricoles, la viticulture pourrait pourtant se frotter les mains, avec des tarifs douaniers qui devraient passer de 27 % à 0 % pour toucher une zone qui compte près de 270 millions de personnes.
Et pourtant, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, les viticulteurs restent dubitatifs sur le marché sud-américain. « Je ne vois pas forcément un vrai intérêt pour le monde viticole, explique Luc Pierron, viticulteur dans le Beaujolais, qui a peu d’attentes concernant cet accord. Ça fait quelques années qu’on a déjà essayé d’envoyer des bouteilles et on n’a pas eu de retours super intéressants. »
« Le Mercosur est un leurre ! »
Caroline David, viticultrice dans le Tarn ne vend pas tout de suite la peau de l’ours : « On attend les prochains mois pour voir comment ça va évoluer… Pour le moment, le salon Wine Paris vient de passer, le Mercosur on en a très peu entendu parler et on n’a pas eu beaucoup d’importateurs de ces pays-là qui sont venus à notre stand. »
Michel Éric-Jacquin, président du syndicat des Bordeaux est, lui, beaucoup plus sévère : « Pour la viticulture, le Mercosur est un leurre. On sait très bien qu’il y a des vins argentins et chiliens qui sont excellents, beaucoup moins chers que les nôtres, qui sont déjà bien présents sur le marché du Mercosur, et ce n’est pas leur première consommation. »
Pour autant, les viticulteurs qui ont déjà un pied dans le marché sud-américain comme François Janoueix, viticulteur à Libourne, le traité ne peut que faciliter le commerce, notamment au niveau administratif. « Nous, nos ventes se développent bien dans les pays d’Amérique du Sud, donc il y a un vrai développement, ce sont des gens qui ont la même culture que nous, qui sont habitués à boire du vin. »

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