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4 mars 2026Aux élections municipales à Nîmes, la droite part divisée (et risque de perdre sa dernière grande ville)
« On ne va pas laisser la ville aux communistes quand même ! » Sur le marché de l’avenue Jean Jaurès ce vendredi 27 février, Franck Proust brandit la menace rouge à deux semaines des élections municipales à Nîmes. Dans la préfecture du Gard, deux clans s’écharpent à droite depuis près d’un an dans cette course pour la mairie, prenant ainsi le risque de la perdre, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.
D’un côté le candidat LR Franck Proust, adoubé par le maire sortant Jean-Paul Fournier aux manettes de la ville pendant 25 ans. De l’autre, Julien Plantier, ancien adjoint qui a fait scission avec la majorité sortante, et qui est aujourd’hui soutenu par Renaissance et le Modem. Des divisions dont espèrent profiter la gauche – hors LFI – réunie autour du communiste Vincent Bouget, et le candidat RN Julien Sanchez en embuscade.
Plantier, l’épine dans le pied de la droite
Signe que l’enjeu dépasse le niveau local, le président des Républicains Bruno Retailleau est venu sur place le 10 février dernier pour soutenir son candidat et balayer celle du dissident Julien Plantier : « Toutes les autres aventures c’est du pain béni pour les communistes », a-t-il assuré, appelant les Nîmois à voter Franck Proust dès le premier tour.
Refusant d’être présenté comme le trouble-fête de l’élection à droite, Julien Plantier estime, lui, ne pas « trahir » et se présenter pour ne pas « se dérober » à ses responsabilités et prendre « toute sa part » dans l’enjeu de la succession de Jean-Paul Fournier.
À un mois du premier tour, le dernier sondage OpinionWay pour le média local Objectif Gard, portait le candidat de gauche Vincent Bouget en tête avec 32 % des intentions de vote. Suivaient, au coude à coude, ses concurrents Julien Sanchez (RN 23 %) et Franck Proust (LR/Horizons 21 %), puis encore plus loin Julien Plantier (Renaissance/Modem 14 %) et enfin Pascal Dupretz (LFI 7 %). De quoi augurer d’une triangulaire au second tour que la gauche emporterait haut la main (44 %) devant la droite (29 %) et l’extrême droite (27 %).

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