
Dans sa dénonciation de la violence politique, Jordan Bardella a la mémoire courte
4 mars 2026
Delphine Boël, ou comment je suis devenue princesse de Belgique
4 mars 2026Budget 2026 : l’Assemblée nationale adopte définitivement le PLF après le rejet des motions de censure
Après des semaines de débats chaotiques, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 a définitivement été adopté ce lundi 2 février, même s’il doit encore passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. La motion de censure de la gauche, hors socialiste, n’a pas été adoptée : 260 députés ont voté pour, sur les 289 voix nécessaires. Elle a recueilli moins de votes que celle du mardi 27 janvier (267). Celle du RN, elle, n’a récolté que 135 voix.
Le budget a donc été adopté au prix d’un reniement, celui de Sébastien Lecornu et sa promesse de ne pas utiliser l’article 49.3 de la Constitution, qui permet d’adopter un texte sans vote de l’Assemblée nationale, pour peu que celle-ci ne renverse pas le gouvernement. Ainsi, pour la quatrième année consécutive, le budget de l’État, la loi la plus importante de l’année, n’a pas été adopté par un vote de la représentation nationale.
« Un budget qui assume des choix clairs et des priorités essentielles »
« La France a enfin un budget », s’est félicité le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, quelques minutes après l’adoption définitive du PLF 2026. « Un budget qui assume des choix clairs et des priorités essentielles. Un budget qui contient la dépense publique, qui n’augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises », a-t-il estimé, en rappelant que ce texte n’était pas celui du gouvernement mais « le résultat d’un compromis parlementaire ».
Le premier ministre a également annoncé saisir le Conseil constitutionnel « afin de (s)’assurer que la loi de finances est pleinement conforme à notre Constitution ».
Mais que reste-t-il dans ce budget ? « 35 milliards d’euros » de coupes pour 2026. Toutes les propositions de recettes nouvelles – en particulier pour les grandes entreprises et les plus riches, dont la taxe Zucman – sont passées à la trappe, rejetées par son camp. « Sur le pouvoir d’achat, votre budget est une copie blanche », dénonçait à la tribune Stéphane Peu, président du groupe GDR
Malgré les concessions accordées pour obtenir la non-censure du PS, nombre de mesures d’austérité figurent dans la version finale du texte, à l’instar de l’exclusion des étudiants extracommunautaires du bénéfice des aides personnelles au logement (APL). Ou encore de la suppression de 4 000 postes d’enseignants pour la rentrée prochaine dénoncée avec force par les syndicats. Le budget des armées y échappe, avec un bond de son de son financement de 6,7 milliards d’euros.
Dans sa grande entreprise d’évitement de justice fiscale, le gouvernement a aussi décidé de réduire le budget des collectivités de 2 milliards d’euros. Grâce aux municipales du mois de mars, les communes seront plus épargnées que les autres.
Le média que les milliardaires ne peuvent pas s’acheter
Nous ne sommes financés par aucun milliardaire. Et nous en sommes fiers ! Mais nous sommes confrontés à des défis financiers constants. Soutenez-nous ! Votre don sera défiscalisé : donner 5€ vous reviendra à 1.65€. Le prix d’un café.
Je veux en savoir plus !

9999999
