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4 mars 2026Cellule de crise, bond des tarifs maritimes, retards… Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient pour les entreprises
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Quel impact aura la guerre au Moyen-Orient sur l’économie ? Va-t-elle ralentir la croissance, le commerce mondial ? Les entreprises commencent à s’inquiéter, comme une société de parfums dans le sud de la France.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Sur des images satellites prises au large d’Oman, des bateaux sont bloqués depuis le début du conflit. Même chose dans le détroit d’Ormuz, où plus rien ne bouge. Dans le golfe Persique, le commerce mondial est paralysé, et cela a déjà des répercussions en France dans une entreprise de parfumerie des Pennes-Mirabeau, dans les Bouches-du-Rhône, qui importe des flacons depuis la Chine et Taïwan. « Ce qu’on attend d’Asie, ce sont ces flacons-là, (…) des flacons de brume parfumée, qui ont été développés pour un lancement cet été », montre Laurent Cohen, président des parfums Corania.
Le fabricant attend une livraison de 140 000 flacons vides. Elle était prévue pour le mois d’avril, mais selon son transporteur contacté par téléphone, il n’est pas prêt de les recevoir : « Ça risque d’engendrer du retard. Au niveau des tarifs, ce que je vous explique dans mon mail, c’est que les tarifs publics maritimes sont annoncés en augmentation jusqu’à 1 500 dollars », lui indique-t-on.
Des coûts supplémentaires et des retards dans sa production, qu’il va essayer de compenser : « Les conséquences, ça va être d’essayer d’accélérer la chaîne d’approvisionnement une fois que les produits seront arrivés, pour pouvoir livrer en temps et en heure tous ces clients qui attendent ces produits », précise Laurent Cohen.
Les plus gros transporteurs comme MSC, Maersk ou CMA CGM ont décidé de contourner le Moyen-Orient face aux dangers liés au conflit dans toute la zone. Ils ont dû revoir leurs itinéraires. « La route normale entre l’Asie et l’Europe passe par le détroit de Malacca, le sud de la péninsule arabique, le canal de Suez et la Méditerranée. Le trafic entre l’Asie et l’Europe est détourné par le sud de l’Afrique, par le Cap de Bonne-Espérance. On prend à peu près dix jours de plus entre l’Asie et l’Europe », explique Paul Tourret, le directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime de Saint-Nazaire (ISEMA).
Ainsi, transporter des marchandises coûte 30% plus cher pour commercer dans le monde. L’évolution de la situation est suivie de près par le ministère de l’Économie, qui a ouvert une cellule de crise avec tous les secteurs concernés par les répercussions du conflit au Moyen-Orient.

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