
Jean-Luc Mélenchon
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4 mars 2026Les deux favoris des sondages ont laissé éclater toute leur animosité à l’occasion du débat organisé par France 3 Côte d’Azur, ce mercredi 4 mars à 11 jours du premier tour du scrutin. Des échanges tendus qui ont eu lieu sous les yeux parfois atterrés des deux candidats de la gauche, Juliette Chesnel-Le Roux et Mireille Damiano.
Élections municipales 2026
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« Menteur ! », « Voleur ! ». Ce premier débat entre Christian Estrosi et Eric Ciotti sentait la poudre et il a été explosif. Les deux candidats de la droite et de l’extrême droite, au coude à coude dans les sondages à onze jours du premier tour des élections municipales à Nice, ont profité du premier débat organisé, ce mercredi 4 mars, avec les principaux candidats pour laisser éclater leurs inimités.
Les deux frères ennemis, qui ne se parlent plus depuis des années et se vouent une rancune tenace, ont laissé peu de place aux autres candidates Juliette Chesnel-Le Roux et Mireille Damiano pendant plus d’une heure de confrontation. Et les hostilités ont commencé dès les premières minutes. « Vos mensonges je les connais », « Vous êtes Lepeniste », a ainsi déclaré Christian Estrosi. Eric Ciotti a réagi en pointant une rencontre qui aurait eu lieu dans un hôtel à Marseille entre son rival et Jean-Marie Le Pen à l’occasion des régionales de 1998.
Puis les deux candidats se sont invectivés lors d’une bataille des chiffres concernant leurs bilans départementaux et municipaux. « Menteur », « C’est absolument faux », « Voleur ! » ont lancé Christian Estrosi et Eric Ciotti sous les yeux médusés de Mireille Damiano et Juliette Chesnel-Le Roux. « Vous êtes des frères, on le sait très bien« , a d’ailleurs glissé cette dernière en pleine cacophonie. « Ça ne peut pas être un combat de coqs », a fini par lancer la journaliste politique de France 3 Côte d’Azur Nathalie Layani, qui a animé ce débat en compagnie d’Henri Migout.
Les deux candidats de la droite et de l’extrême droite ont continué à se rendre coup pour coup sur les thématiques des transports et de la sécurité où ils ont à chaque fois critiqué durement leurs prises de position. « Il n’y a pas pu de 50 policiers municipaux à Nice sur le terrain », a ainsi déclaré Eric Ciotti. « Est-ce que vous confondez 50 équipages ou 50 policiers ? », a réagi Christian Estrosi.
Une ambiance électrique qui caractérise bien l’atmosphère de cette campagne niçoise comme l’a relevé. « J’ai tendance à dire [que la campagne] est assez indélicate vis-à-vis des Niçois », a soufflé Mireille Damiano.

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