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SEAN GALLUP / Getty Images via AFP
À la Conférence de Munich sur la Sécurité, les démocrates comme Alexandria Ocasio-Cortez étaient en compagne contre Trump et en opération câlinage de l’Europe
Ils ont joué les pompiers face au brasier trumpiste. Plusieurs élus démocrates, dont des pontes du parti, ont participé à la Conférence de Munich sur la Sécurité cette semaine. Leur objectif était clair : multiplier les tacles envers Donald Trump à quelques mois des « midterms » – les élections de mi-mandat – et rassurer les Européens. Il faut dire qu’entre les menaces douanières, les menaces sur le Groenland et l’inconstance sur l’Ukraine, Washington a donné au Vieux Continent de sérieuses raisons de s’inquiéter.
Dans ce contexte, les démocrates présents à Munich ont insisté sur l’importance des liens transatlantiques quitte à roucouler un peu fort. « Nous sommes ici pour rassurer nos alliés européens sur le fait que nous savons à quel point ils sont importants », a ainsi appuyé la sénatrice du New Hampshire, Jeanne Shaheen, citée par la BBC. Son collègue de l’Arizona, Ruban Gallego, est allé dans le même sens. « Il faut rappeler aux gens que tout ne se résume pas à Trump, a-t-il lancé, nous sommes toujours là. »
Des têtes d’affiche du parti démocrate se sont, elles aussi, essayées à l’opération séduction. « Donald Trump n’est que temporaire, il sera parti dans trois ans », a affirmé Gavin Newsom, candidat putatif pour la présidentielle de 2028 et gouverneur de Californie, glissant au passage que son État reste un « partenaire stable et fiable » pour les Européens.
« Confrontez-le. Arrêtez cette diplomatie bidon. »
Fidèle à lui-même, Gavin Newsom s’est laissé aller à quelques tacles dirigés contre Donald Trump… et contre ceux qui s’écrasent trop face à lui. « Vous avez vu les stéréotypes racistes qu’il a diffusés », a appuyé le Californien avant d’interpeller l’assistance, comme vous pouvez le voir ci-dessous : « Confrontez-le. Arrêtez avec cette réserve, cette diplomatie bidon. »
« Ayez un peu de courage, bon sang », a martelé le démocrate, comparant Donald Trump à « un T-rex ». « Soit vous vous alliez à lui, soit il vous dévore. C’est l’un ou l’autre… Réveillez-vous ! », a-t-il imploré. Parmi les pontes du parti venus en Europe, l’ex-speaker Nancy Pelosi, qui a répondu aux questions de Politico. « Nous allons gagner les élections [les midterms] dans dix mois », a-t-elle assuré au cours de son interview que vous pouvez écouter ci-dessous, invitant les Européens à se rassurer et à ne pas céder à l’inquiétude.
« L’espoir réside dans ce qui vient », a poursuivi l’élue de Californie, se disant sûre que les démocrates remporteront au moins la Chambre des Représentants, « et peut-être même le Sénat ». Si au moins la chambre basse du Congrès se retournait contre Donald Trump, l’opposition aurait « des moyens d’empêcher certaines de [ses] actions », a fait valoir Nancy Pelosi.
« Nous sommes présents et prêts pour le prochain chapitre »
Une autre tête d’affiche démocrate très attendue à Munich était la représentante de New York, Alexandria Ocasio-Cortez, que certains présentent comme l’héritière de Bernie Sanders et comme une possible candidate en 2028. Sa venue vendredi à la Conférence sur la Sécurité est le témoin de sa visibilité accrue au cours des derniers mois et a alimenté « les spéculations sur ses ambitions politiques », comme l’a décrypté le New York Times.
Face aux invités de la conférence, AOC a fait le lien entre les inégalités croissantes et la montée de l’autoritarisme, invitant à agir de façon « urgente et prioritaire ». La New Yorkaise a par ailleurs « vigoureusement réfuté la vision du monde du président Trump », comme l’a noté le New York Times. L’élue américaine a appelé au retour d’un ordre mondial « fondé sur des règles », fustigeant tant la capture de Nicolas Maduro que les « menaces envers [des] alliés pour coloniser le Groenland ».
« Beaucoup d’entre nous sont ici pour dire : “Nous sommes présents et prêts pour le prochain chapitre” », a déclaré Alexandria Ocasio Cortez, écartant l’idée d’un « monde [qui] se replie sur l’isolationnisme » et appelant à un « approfondissement des partenariats » entre les États-Unis et leurs alliés.

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