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THOMAS KIENZLE / AFP
Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors de la 62e Conférence sur la sécurité de Munich, le 13 février 2026.
En bouclier du Vieux Continent. Dans le cadre de la Conférence sur la sécurité de Munich, un grand forum international sur les questions de défense et de géopolitique, Emmanuel Macron a appelé ce vendredi 13 février à prendre l’Europe en « exemple » plutôt que de la « critiquer » ou de la « caricaturer ». Une réponse ferme au discours choc prononcé, il y a un an, à la même tribune, par le vice-président américain JD Vance.
« L’Europe a été vilipendée comme une construction vieillissante, lente et fragmentée, reléguée par l’histoire. Comme une économie surréglementée et apathique qui se détournerait de l’innovation. Comme une société en proie à des migrations barbares qui corrompraient ses précieuses traditions », a dénoncé le président de la République dans une longue tirade.
« Et, plus curieusement encore, dans certains milieux, comme un continent répressif où la parole ne serait pas libre et où les faits alternatifs ne pourraient prétendre au même droit de cité que la vérité elle-même — ce concept désuet et encombrant », a poursuivi le président français à cette conférence organisée chaque année dans la ville allemande. Avant d’affirmer, qu’au contraire, « nous devons en être fiers de l’Europe ».
« Je pense que l’Europe est intrinsèquement forte, et qu’elle peut être encore renforcée », pour être « un meilleur ami pour nos alliés, notamment les États-Unis », a encore estimé Emmanuel Macron.
En 2025, JD Vance « inquiet » du « recul de l’Europe »
Cette prise de parole est une réponse directe au discours de JD Vance de 2025. À Munich aussi, le vice-président de Donald Trump s’en était pris au Vieux Continent, affirmant que ce qui l’inquiétait, plus que « la Russie » ou « la Chine », était « la menace de l’intérieur, le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales, valeurs partagées avec les États-Unis d’Amérique. »
Celui qui met en avant sa foi chrétienne comme boussole privée et politique s’en était aussi pris aux « très chers amis » du Royaume-Uni, où « la régression des droits de conscience » s’attaquait selon lui aux « libertés fondamentales des Britanniques religieux ».
« Autoriser nos citoyens à exprimer leur opinion » rendra les démocraties « encore plus fortes », avait-il poursuivi, reprochant à l’époque aux organisateurs d’avoir interdit d’accès à la Conférence de Munich des élus de « partis populistes ».
Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir il y a an, les prises de position de son administration contre l’Europe se multiplient. Ces tensions entre Bruxelles et Washington ont été analysées par plusieurs observateurs comme un élargissement du fossé entre les États-Unis et l’Union européenne, passant de simples désaccords diplomatiques à une rupture idéologique et stratégique plus profonde.

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