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Après les crues qui ont frappé l’ensemble de l’Ouest de la France, les sinistrés doivent désormais faire le bilan de leurs pertes matérielles. Beaucoup redoutent de ne jamais être indemnisés alors que les assurances ont estimé les dégâts à 1,2 milliard d’euros.
La facture s’annonce difficile à combler. 1,2 milliard d’euros : c’est la première estimation du coût des dégâts provoqués dans l’Ouest du pays par les crues exceptionnelles et les tempêtes Nils et Pedro. France Assureurs, après avoir recensé les nombreux dommages, s’est chargé de ce calcul, qui prend en compte les pertes des particuliers mais aussi des professionnels.
Désormais, un véritable parcours du combattant s’engage pour les sinistrés souhaitant obtenir réparation, et ce malgré l’état de catastrophe naturelle déclaré dans de nombreuses localités de la région.
À Barsac (Gironde), l’eau a atteint plus d’un mètre dans certaines habitations. Pour Antoine, il est temps de faire l’inventaire, au milieu d’un sol encore boueux. « On a perdu de la vaisselle, des vêtements, de l’électroménager… On dépasse les 6.000 euros de biens perdus », souffle le jeune homme au micro de RMC.
Une estimation complexe
Cette liste, Antoine doit l’envoyer à son assurance. Mais comme il n’a plus les factures, elles aussi emportées par l’inondation, la valeur des biens perdus sera fixée par l’expert, ce qui ne le rassure pas. « On a peur que tout soit revu à la baisse. On n’a pas envie d’être perdants dans cette histoire, on n’y est pour rien. On espère simplement compenser ce que nous avons perdu », abonde-t-il.
« Les factures sont une des pièces primordiales pour se faire indemniser », expliquait le 23 février Ronny Sebag, directeur général d’Ediifice Assurances, dans Le Morning RMC. « Des photos peuvent éventuellement servir : les experts vont évaluer sur leur base. Cela permet d’établir une valeur. C’est pour cela que beaucoup d’assureurs proposent des ‘coffres-forts’ pour mettre vos factures en ligne. »
À une centaine de mètres de là, la situation reste tout aussi compliquée pour les champs de céréales, encore noyés par les eaux. « C’est de plus en plus pourri en dessous », déplore Marie Pierre céréalière. « Je pense que je n’aurai pas de remboursement… La commune a été classée en catastrophe naturelle, mais pour ces pertes, je ne suis pas sûre qu’il y ait une ligne correspondant à cette partie-là. On aimerait éviter cela ».
L’agricultrice espère au moins que l’eau s’évacue d’ici la fin de semaine afin de sauver une partie de ses récoltes. Elle évalue les dégâts à plusieurs milliers d’euros pour son exploitation.
Aujourd’hui en France, plus de 17 millions de personnes sont exposées au risque de débordement des cours d’eau.

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