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4 mars 2026“Pour être libre, il faut être craint”
4 mars 2026
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Faut-il craindre des pénuries à la pompe dans les prochains jours ? Aucun risque sur l’approvisionnement à court terme en gaz et en essence, assure le ministre de l’Économie. Pourtant, le prix du baril continue de bondir : +4 % pour le pétrole, mardi 3 mars.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Des files d’attente inhabituelles en pleine semaine, loin des départs en vacances. Avec la guerre en Iran, les Français se ruent pour faire le plein, mardi 3 mars. « C’est la panique à bord, tout le monde flippe. C’est ce qui explique que tout le monde se jette sur les stations », commente un automobiliste, qui attend de faire le plein.
Dans l’agglomération lyonnaise, un client en est à son deuxième plein de la journée. Après la voiture, il est revenu avec son scooter : « Comme ça, je serai tranquille pendant quelque temps, au moins une bonne semaine », assure-t-il. Karima, elle, redoute de se retrouver à sec : « Je ne suis pas au plein, mais presque au plein. Parce qu’en prévision, du jour au lendemain, qu’il y ait de grandes pancartes qui disent qu’il n’y a plus d’essence, qu’il y a une pénurie », explique-t-elle.
Alors, faut-il craindre la pénurie ? Pour l’instant, non. Les raffineries fonctionnent normalement. Le pétrole importé du Moyen-Orient ne représente que 13% des approvisionnements français. Et si la crise devait durer, l’État dispose de réserves stratégiques : « On ne manque pas de pétrole. Les stocks sont au plus haut dans tous les pays du monde. Et puis, accessoirement, en cas de problème, nous avons des stocks stratégiques en France qui sont, je le rappelle, de l’ordre de trois mois de consommation », souligne Francis Pousse, le président des stations-service et énergies nouvelles Mobilians.
Pas de pénurie, mais des prix en hausse, comme le constatent déjà de nombreux automobilistes depuis la semaine dernière. Les relevés de prix officiels le confirment : le SP 95 et le gazole, vendus tous les deux en moyenne à 1,70 euro le litre vendredi, ont augmenté respectivement de 4,7 et de 5,1 centimes. Et ce n’est pas fini : la hausse du prix du baril qui se poursuit va mécaniquement faire grimper les prix à la pompe, au plus tard d’ici 15 jours.

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