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Le député LFI Aurélien Taché a vivement critiqué, ce mercredi 4 mars, la décision d’Emmanuel Macron de déployer le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. Des élus LR et socialistes se sont eux dits favorables à cette mesure.
Le conflit au Moyen-Orient s’intensifie. À des fins de prévention, le président Emmanuel Macron a annoncé, ce mardi 3 mars, le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en mer Méditerranée.
Le chef de l’État a également indiqué que la France avait déjà abattu des drones « en légitime défense » dès le début du conflit, samedi 28 février, lancé par l’opération militaire menée conjointement par les États-Unis et Israël en Iran.
Une décision justifiée d’après le député socialiste Arthur Delaporte, à condition de ne mener que des actions défensives. « Ça nous paraît proportionné par rapport à la gravité de la menace. Ce n’est pas nous qui avons lancé ce conflit, ce n’est pas nous qui l’avons décidé et nous regrettons la manière dont les choses se produisent », a-t-il estimé.
Un outil essentiel pour la sécurité des Français
Le porte-avions sera escorté par des frégates et des moyens aériens. L’ancien ministre, membre des Républicains, Jean-Louis Thiériot valide la décision du président, essentielle pour la protection des ressortissants et des bases militaires françaises ainsi que du commerce international.
« Le porte-avions est le meilleur outil pour répondre à ces défis. Si on doit créer une bulle de protection plus importante, ce sont évidemment nos avions Rafale qui seront en première ligne », argumente Jean-Louis Thiériot.
Mais certaines personnalités politiques françaises s’inquiètent d’une potentielle implication trop forte dans la guerre. Dans ce conflit au Moyen-Orient, il ne faut pas se mettre dans la roue de Donald Trump, prévient Aurélien Taché.
« Impréparé »
Pour le député LFI, l’envoi du porte-avions français en Méditerranée risque exactement de provoquer cela. « Tout ça est totalement impréparé, tout ça est immaîtrisé et tout ça est extrêmement dangereux. Je ne crois vraiment pas que Monsieur Macron aille dans le bon sens en faisant cette annonce », a commenté Aurélien Taché.
« Les actions de protection ne peuvent d’aucune manière devenir des actions offensives, ni de parti pris à la stratégie de guerre d’Israël et des USA. Le cessez-le-feu immédiat est l’urgence politique. Ce devrait être le mot d’ordre de la France. Macron n’en dit rien », a assuré de son côté le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon.
Tous s’accordent par contre sur un point: ils appellent tous à la désescalade, avec une préoccupation qui grandit, concernant le Liban, où 58.000 personnes ont été déplacées depuis le début du conflit, selon les chiffres du gouvernement local.

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