
Guerre en Iran : « Le récit de Trump est une fable tragique » | Notre édito
4 mars 2026/2026/03/04/000-99u26y8-69a7c2c6db5c8692597914.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
DIRECT. L’Iran affirme avoir le « contrôle total » du détroit d’Ormuz, de nouvelles frappes israéliennes font au moins 11 morts au Liban
4 mars 2026L’article de la semaine
Pourquoi cet article
Cet article du site d’information El País América revient sur la mort du dernier grand baron de la drogue au Mexique, “El Mencho”, lors d’une opération menée par l’armée mexicaine le 22 février. Si cet événement a entraîné une vague de violences, le Mexique peut se targuer d’avoir fait un grand pas en avant dans sa guerre contre les narcotrafiquants.
Cette question est abordée en terminale dans le thème 2 sur les conflits, puisque cette guerre contre les cartels est devenue une nouvelle forme de conflictualité qui déstabilise de nombreux États dans le monde.
S’il ne fallait retenir qu’une citation
“Il y a des actions concrètes menées contre le crime organisé, ses dirigeants sont directement visés, et, par rapport au mandat précédent, les balles ont remplacé les câlins.”
Ce constat fait par Erubiel Tirado, coordinateur du programme de sécurité nationale et de démocratie de l’Université ibéro-américaine de Mexico, confirme que, depuis l’arrivée de la nouvelle présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, la guerre contre les narcotrafiquants a connu une accélération notable. En effet, le précédent chef de l’État, Andrés Manuel López Obrador, avait mis au point une stratégie baptisée “Abrazos, no balazos” (“Des câlins, pas des fusillades”) pour tenter de limiter la violence dans le pays tout en freinant l’activité des narcotrafiquants. L’article d’El País América précise que, si elle a connu plusieurs succès, cette stratégie s’est avérée incapable de faire tomber les chefs des plus grands cartels.
Entrée en fonctions le 1er octobre 2024, Claudia Sheinbaum a décidé de changer de politique sécuritaire, multipliant les arrestations et les saisies de drogue. Cette stratégie s’appuie sur un travail d’enquête et de renseignement en lien avec la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale des États-Unis chargée de lutter contre le trafic de drogues. C’est cette coopération qui a permis l’élimination de Nemesio Oseguera Cervantes, dit “El Mencho”. Chef du Cártel de Jalisco Nueva Generación (CJNG), il était le narcotrafiquant le plus recherché du pays.
Le CJNG est l’organisation criminelle la plus puissante du Mexique – il serait présent dans plus de 40 États dans le monde, faisant des bénéfices record. Si la mort de son chef semble une bonne nouvelle, elle risque d’ouvrir une guerre de succession très violente, comme celle qu’a connue un autre cartel mexicain, celui de Sinaloa, et qui a fait de très nombreuses victimes civiles.
Des violences ont déjà éclaté au lendemain de la mort d’“El Mencho”, les membres de son cartel cherchant à se venger de l’opération menée par l’armée et surtout de la coopération du pouvoir avec les États-Unis. Cependant, cette élimination est un signal fort envoyé par la présidente Sheinbaum à la veille de la Coupe du monde de football 2026, dont le Mexique est coorganisateur, car elle montre au monde que le pays ne reste pas les bras croisés devant le pouvoir acquis par les cartels.
Pour aller plus loin
Nous vous proposons trois revues de presse centrées sur “El Mencho”, l’opération qui l’a visé et ses conséquences sur le pays :
Et ce qu’il ne fallait pas rater non plus cette semaine
Toujours pour le thème de terminale consacré aux conflits, cet article très complet fait le point sur les quatre années de guerre qui se sont déroulées en Ukraine. Les cartes publiées par Courrier international devraient aider les élèves à y voir plus clair.

9999999
