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4 mars 2026L’écart de salaires entre les femmes et les hommes cadres explose en raison des augmentations
Chez les cadres, les inégalités salariales ont la vie dure. L’écart de salaire entre les femmes et les hommes ont encore augmenté de 2.000 euros en 2025, selon une étude de l’Association Pour l’Emploi des Cadres mardi 3 mars. Et les femmes sont résignées, n’osant même plus demander d’augmentation.
Les inégalités salariales persistent. L’an passé, les hommes cadres gagnaient 16% de plus que les femmes en moyenne, 58.000 euros brut annuel contre 50.000 euros. C’est ce que démontre une étude de l’Apec, l’Association Pour l’Emploi des Cadres, publiée mardi 3 mars. L’écart a même augmenté de 2.000 euros par rapport à 2024.
Ce qui joue notamment en défaveur des femmes, c’est qu’elles osent moins négocier leurs salaires. Elles sont près de la moitié (44%) a estimer devoir fournir plus d’effort que les hommes pour obtenir une augmentation. Une opinion que ne partagent que 13% des hommes.
« Je n’ose pas »
Quand on aborde le sujet des inégalités salariales, beaucoup répondent: « Je ne sais pas trop ce que je pourrais vous dire. » À la sortie des bureaux, les sourires se crispent, le malaise s’installe, car le sujet est tabou pour de nombreuses femmes.
Alors négocier une augmentation? « je n’ose pas », disent la plupart. « Ça arrive en dernier dans la discussion », reconnaît l’une d’elles. Mais surtout, « qu’est-ce que je mets en avant? » s’interrogent toutes ces femmes.
« Je suppose qu’en fait mes managers savent déjà ce que je vaux », glisse une autre à RMC.
Et puis, « sans changement de poste, c’est très difficile », reconnaît finalement Ariane, salariée dans une banque.
Surtout que selon l’étude de l’Apec, lorsqu’elles sollicitent une revalorisation salariale, les femmes cadres obtiennent moins souvent satisfaction que les hommes.
Pas de transparence salariale
Même en changeant de travail, Morgane, cheffe de projet, a tenté d’augmenter son salaire de quelques centaines d’euros, « mais ça n’a pas fonctionné », explique-t-elle.
Il y a la difficulté à se sentir légitime, à se vendre contrairement à ses collègues masculins: « J’ai déjà des collègues qui m’ont dit que de toute façon ils avaient annoncé leurs prix et que s’ils les voulaient, ils les prendraient à ce prix-là. Et surtout qu’ils ne descendraient pas. »
« Moi je suis incapable de faire ça, quand il y a un taff qui me plaît, je me dit que 3.000 euros brut en moins par an ce n’est pas grave », raconte Morgane, résignée.
Chez les cadres à poste égal, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes se maintient autour de 7%. Mais « ce qui est difficile, c’est qu’il n’y a pas de transparence salariale donc on ne sait pas ce que gagnent les collègues hommes », regrette Ariane.
D’après l’étude de l’Apec, 4 femmes sur 10 ne se sentiraient pas à l’aise pour demander à leur employeur les salaires de leurs collègues. Ce que rend pourtant possible une directive européenne que la France doit encore transposer.
L’association qui note la sous-représentation des femmes dans les fonctions les plus rémunératrices (production industrielle, finance, commerce) mais aussi leur moindre accès aux postes à fortes responsabilités.

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