
Etats-Unis : un yakuza condamné à 20 ans de prison pour trafic de matériel nucléaire
4 mars 2026
Emmanuel Grégoire dévoile son comité de soutien, avec Laure Calamy, Alexis Michalik, Denis Podalydès…
4 mars 2026
OSCAR DEL POZO / AFP
Menacé par Trump, Sánchez le tacle sur la guerre au Moyen-Orient et refuse d’être « complice d’un désastre ». (image d’illustration)
« La position du gouvernement espagnol tient en quatre mots : “Non à la guerre”. » Pedro Sánchez n’a pas flanché face aux pressions de Donald Trump. Le président américain avait pressé Madrid de coopérer davantage avec Washington alors que le conflit ouvert au Moyen-Orient entre dans son cinquième jour.
Depuis la Maison Blanche, Donald Trump avait menacé ce mardi 3 mars dans la soirée de « cesser tout commerce avec l’Espagne », accablant Madrid pour son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie dans le cadre de sa guerre contre l’Iran. « L’Espagne a été terrible » et « très, très peu coopérative », s’est plaint le milliardaire américain, reprochant au passage aux Espagnols leurs dépenses militaires qu’il juge insuffisantes.
Loin de se laisser démonter, Pedro Sánchez a réaffirmé, ce mercredi, ses divergences avec Donald Trump. « Nous sommes opposés à ce désastre », a-t-il assumé face aux caméras, estimant que cette position était partagée par « de nombreux autres gouvernements » et « des millions de citoyens et de citoyennes qui, dans toute l’Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, ne demandent pas pour demain plus de guerre ou plus d’incertitude ».
Le « suivisme aveugle et servile » n’est pas « une façon de diriger »
« Nous ne serons pas complices de quelque chose qui est mauvais pour le monde et qui est également contraire à nos valeurs et à nos intérêts, simplement par peur des représailles », a poursuivi Pedro Sánchez lors de sa conférence de presse. L’Espagnol a également remis en cause le récit américain autour des frappes, d’après des propos rapportés par El País. « Il est naïf de croire que les démocraties ou le respect entre les nations peuvent naître des ruines », a-t-il cinglé.
Dans son allocution, où il a affirmé que le « suivisme aveugle et servile » n’était pas « une façon de diriger », le Premier ministre espagnol a par ailleurs déploré que les objectifs de Washington et d’Israël contre l’Iran « ne soient pas clairs ». « Ce que nous savons en revanche, c’est qu’il n’en sortira pas un ordre international plus juste », a souligné le dirigeant socialiste, jugeant « inacceptable » que « des dirigeants […] utilisent l’écran de fumée de la guerre pour dissimuler leur échec ».
« L’Espagne est un pays souverain et pacifique » qui a « la légitimité de décider de la vie et des droits de ses citoyens », a martelé Pedro Sánchez, appelant une nouvelle fois à « la cessation des hostilités et une résolution diplomatique » entre toutes les puissances impliquées.

9999999
