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4 mars 2026Municipales 2026 à Cers : le maire sortant face à sa première adjointe, Dominique Guiffrey, et son opposant Olivier Palanque
Après une année mouvementée pour le maire, Didier Bresson, mis en minorité au sein de son conseil municipal, l’élection municipale des 15 et 22 mars s’annonce disputée à Cers. Dominique Guiffrey, première adjointe, qui s’est vu retirer ses délégations, et Olivier Palanque, élu d’opposition, sont sur les rangs face au sortant.
Cers, 2 500 âmes. Une population en déclin. Un clocher fatigué. Une année agitée au sein du conseil municipal, au cours de laquelle le maire Didier Bresson a été mis en minorité. Et des élections qui, dans ce contexte, s’annoncent corsées.
Pour une commune de cette taille, la présence de trois listes est en soi, déjà remarquable. Didier Bresson, 72 ans, a tardé à officialiser sa candidature. « J’ai pris ma décision assez tard, fin novembre », dit-il, conscient de l’engagement exigé par ce mandat. Lui a été élu une première fois en novembre 2019, à la suite du décès de Gérard Gautier, puis réélu en mars 2020. Auparavant, ce galeriste d’art de métier a été l’adjoint à l’urbanisme de Robert Ménard. « On a récupéré la commune avec un endettement de 1,4 million d’euros, on a redressé les finances, on est tombé à 980 000 € de dette », souligne-t-il tout de suite. « On a réalisé pas mal d’investissements positifs sur le village et sans emprunt ». Et de citer l’implantation de la cave Alma Cersius à l’entrée du village ou encore les travaux au niveau du réseau pluvial…
Mais la fin de ce mandat n’a pas été un long fleuve tranquille. Plusieurs élus ont en effet tourné le dos au maire, évoquant un manque de concertation et d’écoute. Résultat : un budget bloqué pendant des semaines, jusqu’à l’intervention de la Cour des comptes. Autant dire que Didier Bresson a intérêt à tourner la page. « J’ai gardé des colistiers mais aussi apporté un souffle nouveau, avec des jeunes capables de répondre aux attentes d’aujourd’hui. » Parmi les projets évoqués, outre la voirie et les réseaux : « La rénovation de la maison des associations, la création de 24 places de stationnement pour revitaliser le coeur de village, anticiper la Zac des Grangette en réalisant une deuxième entrée de ville, côté Portiragnes… »
« On ne critique pas, on ne répond pas »
De son côté, Dominique Guiffrey, 66 ans, a choisi d’enterrer définitivement sa collaboration avec Didier Bresson en présentant sa propre liste, aux côtés de sept des neuf dissidents. La première adjointe conduit ainsi la liste « Vivre Cers ». Élue dès 2001, elle a effectué trois mandats aux côtés de Gérard Gautier, avant celui auprès de Didier Bresson. « On est parti dans l’optique de ne pas faire de polémique, ni avec les uns, ni avec les autres. On ne critique pas, on ne répond pas, on est là pour les Cerssois et le village. Ce qui est arrivé fait partie du passé, nous on veut continuer sur autre chose, dans une démarche constructive. Sans étiquette, cette liste porte un projet de bien-vivre ensemble, dans le dialogue avec les Cerssois. Nous construirons les projets avec eux pour une ville propre, agréable et durable. » Circulation, stationnement, patrimoine… L’élue parle aussi de davantage d’actions envers les jeunes et les seniors pour dynamiser le village. Mais n’évoque pas « de grands travaux, tant qu’on ne connaît pas le budget… »
« Redonner ses lettres de noblesse à Cers »
Olivier Palanque, 58 ans, mène quant à lui la liste « Notre ambition Cers ». Comme il l’a déjà fait en 2020, remportant 46,03 % des suffrages, avec seulement 106 voix de retard par rapport à Didier Bresson. Conseiller municipal d’opposition, cet agent immobilier spécialisé dans l’hôtellerie de plein air, ancré dans le monde associatif (il a été président du club de football pendant 10 ans) entend, cette fois, tirer son épingle du jeu, en s’appuyant sur ceux qui lui avaient déjà fait confiance en 2020. « Je suis mes convictions pour le développement du village. Il y a eu une scission mais ça ne me concerne pas. Mon projet est porté sur la jeunesse, j’ai envie de rassembler tout le monde. La priorité est de remettre une dynamique avec un pôle éducatif, sportif, associatif et intergénérationnel. Il faut redonner ses lettres de noblesse à Cers. »

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