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À Carcassonne, la désertification médicale s’impose comme l’un des enjeux majeurs de la campagne municipale. Le mardi 3 mars 2026, trois candidats sur cinq, Gérard Larrat, François Mourad et Alix Soler-Alcaraz, ont participé au débat organisé par la rédaction de l’Indépendant au domaine d’Auriac. Centres de santé, maisons médicales, salariat ou exercice libéral, les candidats rivalisent de propositions pour enrayer la pénurie et adapter l’offre à une nouvelle génération de praticiens, de moins en moins séduite par l’installation en cabinet indépendant.
Actuellement, la ville de Carcassonne compte neuf médecins traitants pour 46 630 habitants, dont quatre ne sont pas loin de prendre la retraite. L’augmentation des besoins en soins, due au vieillissement de la population, accentue considérablement l’insuffisance déjà préoccupante de l’offre médicale. Une thématique autour de laquelle ont discuté trois candidats* à l’élection municipale de Carcassonne, Alix Soler-Alcaraz pour Carcassonne Unie, Gérard Larrat pour Carcassonne Avant tout et François Mourad avec la liste Prendre soin de vous, ce mardi 3 mars, lors du débat organisé par L’Indépendant.
« Il faut deux médecins aujourd’hui pour remplacer l’activité d’un médecin de l’époque qu’on a connue il y a une vingtaine d’années. La solution à court terme, je suis désolé de le dire à mes concurrents, il n’y a que nous qui l’avons. On a vingt médecins jeunes retraités ou sur le point de prendre leur retraite, spécialistes ou généralistes, qui vont pouvoir faire des vacations dans le cadre d’un centre de santé », détaille François Mourad, candidat à l’élection municipale de Carcassonne, promettant par l’occasion que de jeunes médecins seraient intéressés.
Une manière différente de pratiquer la médecine
C’est un point sur lequel les trois candidats se rejoignent : tous sont conscients que la façon de pratiquer la médecine a changé et qu’il faut s’adapter. D’après les chiffres de Gérard Larrat, maire sortant, « 93 % des étudiants qui sortent médecins des universités ne veulent pas s’installer. Ils préfèrent travailler dans un lieu dédié et qu’on prenne à leur place les démarches administratives ».
Celui qui brigue un troisième mandat à la mairie de Carcassonne a affirmé que dès 2027, un centre médical porté par quatre médecins libéraux ouvrira sept jours sur sept, de 8 heures à 22 heures. Mais également, la Ville louera à Alogea une surface de 300 m² pour y installer une maison de santé pluriprofessionnelle avec cinq cabinets médicaux. Ces modèles privés, Gérard Larrat les assume complètement : « Je suis contre le salariat par principe et par philosophie. »
62 % des nouveaux médecins optent pour le salariat
Pourtant, la tendance actuelle montre que 62 % des médecins primo-inscrits à l’Ordre ont opté pour un exercice salarié ou hospitalier. De son côté, Alix Soler-Alcaraz, candidat socialiste, souhaite tout tenter pour résoudre la question du suivi médical. « Je pense qu’il faut faire preuve de beaucoup d’humilité et se dire qu’une seule solution ne réglera pas le problème dans son entièreté. Et d’ailleurs je remercie M. Larrat pour son honnêteté sur le fait de privilégier par philosophie le privé par rapport au public », assène Alix Soler-Alcaraz.
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Le socialiste souhaite salarier des médecins dans le cadre de ce qui a pu être fait par Carcassonne Agglo. Encore faut-il que des pratiquants souhaitent s’installer à Carcassonne. Pour cela, il assure que la mairie aura une mission d’accompagnement auprès des nouveaux arrivants en matière de logement, d’installation de la famille, de temps de secrétariat et de mise à disposition de bureaux.

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