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4 mars 2026pour la première fois, les États-Unis ont utilisé des drones suicides d’inspiration… iranienne
Washington a confirmé avoir eu recours à des drones à usage unique de type kamikaze. Une inspiration assumée des Shahed, drones de fabrication iranienne, et dont la Russie fait massivement usage contre l’Ukraine.
Le jour de l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, le Commandement central américain (Centcom) a indiqué avoir utilisé des drones kamikazes inspirés… des Shahed iraniens, que la Russie emploie massivement contre l’Ukraine. Le «LUCAS» (Système d’attaque de combat sans équipage à faible coût) est leur équivalent américain. De fabrication arizonienne, les engins ont été présentés en juillet 2025 par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Et pour la toute première fois, les États-Unis reconnaissent officiellement en avoir fait l’usage.
«Riposte de fabrication américaine»
«Ces drones à bas coût, inspirés des drones Shahed iraniens, servent désormais à exercer une riposte de fabrication américaine», s’est amusé samedi le Centcom. Le LUCAS est en effet très proche des célèbres Shahed, plus précisément les Shahed 136 kamikazes, par sa silhouette. Tout comme son grand frère iranien, le LUCAS est doté d’une hélice, relativement peu coûteux (autour des 35.000 dollars selon le Centcom, là où un missile Patriot intercepteur coûte autour de 4 millions de dollars pièce), et conçu pour des missions de frappe unidirectionnelle contre des cibles fixes et semi-fixes.
Une fois lancé sur une zone cible, le système patrouille jusqu’à réception des instructions finales, puis effectue une attaque en piqué sur l’objectif, comme l’explique Defence Blog, un site spécialisé tenu par le journaliste ukrainien Dylan Malyasov. La signature acoustique, produite par un petit moteur à combustion interne, est dramatiquement familière aux oreilles ukrainiennes, routinières des dizaines de milliers de Shahed que la Russie envoie annuellement contre l’Ukraine.
Massivement employés contre l’Ukraine
«L’Iran a commencé à fournir des drones d’attaque unidirectionnels Shahed-131 et Shahed-136 à la Russie en août 2022, et la Russie a commencé à les déployer en Ukraine dès septembre 2022», abonde l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), un cercle de réflexion américain, dans une note publiée en novembre dernier . «Fin 2022, des responsables russes ont négocié un accord avec Sahara Thunder, une filiale du ministère iranien de la Défense et de la Logistique des forces armées, pour la livraison et la production de milliers de drones par an dans la zone économique spéciale d’Ashbury (ASEZ)», relate la même source.
Quotidien des Ukrainiens, le Shahed 136 est un incontournable de l’arsenal iranien. Le 13 avril 2024, l’Iran avait ainsi lancé contre Israël 170 drones couplés à 120 missiles balistiques et 30 missiles de croisière. Le drone kamikaze mesure 3,50 mètres de long, avec une envergure de 2,50 mètres. Capable de transporter des charges explosives de quelque 40 kilos, l’engin en pèse seulement 200.
Les radars ont toutes les peines du monde à le détecter, car l’appareil vole à basse altitude. Et malgré une vitesse de pointe modeste (autour de 185km/h), qui le rend plus facilement interceptable, le Shahed, facilement duplicable, peut saturer les défenses. Et peut porter à plus de 1000 kilomètres : dimanche, l’un d’entre eux s’est écrasé sur une base britannique située à Chypre, selon le président chypriote Nikos Christodoulides.

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