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4 mars 2026Alors que les négociations entre supermarchés et industriels s’achèvent, le chocolat se retrouve au cœur d’un bras de fer. Entre hausses de prix jugées démesurées et références retirées des rayons par les distributeurs, les consommateurs voient leur « péché mignon » se raréfier.
Fin des négociations annuelles entre la grande distribution et les filières agroalimentaires. Les prix sont dans la globalité stables cette année, mais certains produits pourraient bien disparaître des rayons. L’industrie du chocolat devrait être particulièrement impactée puisque de nombreuses références devraient être introuvables jusqu’à l’année prochaine. Pour quelle raison? Certains fournisseurs réclamaient des augmentations à deux chiffres en raison du prix du cacao.
« Des fèves de lingots d’or »
Dans les rayons d’un supermarché toulousain, Florette fait partie des amateurs de chocolat: “C’est un plaisir, c’est le petit péché mignon. Mais en ce moment, c’est de plus en plus cher.”
Augmentation qui n’a pas échappé à Tony, notamment sur sa tablette préférée. “4.40€ la Lindt, on dirait que c’est pas des fèves de cacao mais des fèves de lingots d’or qu’on mange”, ironise-t-il.
Le cours du cacao est pourtant en baisse depuis un an. Ce qui n’a pas empêché certains industriels de demander aux distributeurs des augmentations de prix à deux chiffres. En retour, certaines enseignes ont donc décidé de retirer leurs produits de leurs rayons.
Un pari risqué?
Un pari risqué selon Yves Puget, directeur de la rédaction du magazine LSA: “C’est bien évidemment un jeu dangereux pour l’industriel parce qu’il va se priver de 15 voire 20% de part de marché. Mais c’est également un jeu dangereux pour le distributeur parce qu’il peut perdre des clients. Donc, c’est à manier avec précaution, mais malheureusement j’observe que cette année il y en a eu un peu plus que d’habitude.”
En janvier, le syndicat des chocolatiers expliquait que le chocolat vendu aujourd’hui était fabriqué avec des fèves stockées depuis des mois, et achetées au moment de la flambée des cours.

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