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4 mars 2026« Si cela se confirme, arrêter de vendre aux États-Unis deviendrait une vraie possibilité » : la menace de Trump d’une taxe à 200 % sur les vins français inquiète les viticulteurs des Pyrénées-Orientales
Donald Trump, le président des États-Unis, menace de taxer les vins français à 200 % si Emmanuel Macron ne rejoint pas son « Conseil de Paix ». Dans les Pyrénées-Orientales, les viticulteurs, déjà fragilisés, redoutent un nouveau choc sur un vignoble en difficulté.
Une menace de plus. Le 20 janvier dernier, le président américain Donald Trump a de nouveau brandi l’arme des droits de douane contre la France. Dans sa ligne de mire, les vins et champagnes qu’il compte taxer à hauteur de 200 % à l’importation si Emmanuel Macron refuse d’adhérer à son « Conseil de paix ». Une annonce spectaculaire, mais lourde de potentielles conséquences pour la filière viticole française. Et dans les Pyrénées-Orientales, l’inquiétude est bien réelle.
204 000 bouteilles exportées aux États-Unis en 2025
Aujourd’hui, les vins et spiritueux français exportés vers les États-Unis sont déjà soumis à 15 % de droits de douane, contre 4,8 % avant l’investiture de Donald Trump. Mais passer à 200 % changerait radicalement la donne. « Ce ne serait plus une hausse de prix, mais une véritable barrière commerciale », lance Anne-Laure Pellet, directrice du Conseil interprofessionnel des vins du Roussillon (CIVR).
« Pour le vignoble du Pays catalan, les États-Unis ne sont pas le premier débouché mais restent un marché stratégique. En 2025, ils représentaient 1,5 million d’euros d’exportations, soit 1 530 hectolitres et environ 204 000 bouteilles. Avec une taxe à 200 %, les vins deviendraient quasiment invendables. On pourrait même parler d’un marché verrouillé », poursuit-elle.
Un volume modeste mais tout de même essentiel. Notamment pour les vins doux naturels qui représentent « 52 % de la valeur exportée pour seulement 10 % des volumes ».
200 %, ce serait fatal. Personne ne peut résister à ça
À la Maison Cazes, emblématique producteur du département, le marché américain ne pèse pas plus de 10 % des ventes. Mais il était en croissance. « Il n’est pas possible de répercuter une hausse de 200 % sur le prix de vente. Si cela se confirme, arrêter de vendre aux États-Unis deviendrait une vraie possibilité », déplore Emma Puech, responsable marketing.
Même prudence au domaine Lafage où le marché américain représente environ 8 % du chiffre d’affaires, derrière l’Allemagne et le Canada. « 200 %, ce serait fatal. Personne ne peut résister à ça », martèle Eliane Lafage, dirigeante du domaine. « Ce n’est pas la première fois qu’il brandit de telles menaces. Cette instabilité permanente crée un climat d’incertitude qui ralentit les commandes et bloque les marchés. »
Si pour l’heure, tous attendent de voir si la taxe à 200 % se concrétise, un véritable séisme économique s’abattrait sur la viticulture roussillonnaise. Un secteur déjà affaibli ces dernières années par les arrachages, la sécheresse ou encore la baisse de la consommation…

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