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4 mars 2026Téhéran remercie l’Espagne qui refuse d’être « complice » de l’opération américano-israélienne
Alors que Washington affirme que l’Espagne « accepte de coopérer », le ministre des Affaires étrangères espagnol dément « catégoriquement » avoir accepté de laisser les États-Unis utiliser les bases militaires de son territoire. Téhéran salue une « conduite responsable ».
Le bras de fer continue. L’Iran a remercié l’Espagne de s’être opposée à la guerre, ce mercredi 4 mars. Les Gardiens de la Révolution saluent une « conduite responsable » de la part de la Péninsule ibérique. De son côté, la Maison Blanche affirme que l’Espagne a « accepté de coopérer » avec les forces armées américaines, ce que Madrid dément « catégoriquement. »
« Notre position reste absolument inchangée et je démens catégoriquement tout changement », a affirmé le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares à la radio Cadena Ser, quelques instants après des déclarations de la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt assurant que l’Espagne avait accepté de « coopérer avec l’armée américaine ».
Faisant fi des menaces de représailles américaines, Pedro Sanchez tient tête à Donald Trump depuis le premier jour de l’offensive israélo-américaine sur l’Iran samedi 28 février. Ce mercredi, lors d’une conférence de presse, le Premier ministre espagnol a revendiqué son choix de « dire non à la guerre ».
L’Espagne « pas complice »
Le chef du gouvernement espagnol a promis que son pays ne serait « pas complice » des attaques américano-israéliennes menées contre l’Iran. Une attitude largement appréciée par Téhéran qui a salué une « conduite responsable » de la part de l’Espagne.
Mais un peu plus tard, dans sa conférence de presse, Karoline Leavitt a annoncé un retournement de situation. Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, l’Espagne avait « accepté de coopérer avec l’armée américaine ». Un message aussitôt démenti par le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares.
Le président américain Donald Trump avait vertement reproché mardi au gouvernement espagnol de gauche de refuser à l’aviation américaine l’accès à des bases militaires situées dans le sud du pays. « L’Espagne a été terrible », avait alors cinglé le président américain menaçant de « cesser tout commerce » avec la Péninsule ibérique.
Depuis son refus de participer à la guerre en Iran, l’Espagne a reçu des marques de soutien de la part de ses homologues européens. Parmi eux, le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré sur X lui avoir exprimé « la pleine solidarité de l’Union européenne avec l’Espagne » tandis qu’Emmanuel Macron lui a dit « la solidarité européenne de la France en réponse aux menaces de coercition économique ».
Depuis plusieurs mois, Donald Trump s’en prenait déjà régulièrement au dirigeant espagnol depuis que Madrid s’est opposé à l’augmentation de ses dépenses de défense à 5% de son PIB comme le veut le nouvel objectif de l’Otan.

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