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4 mars 2026Un jeune homme de 17 ans était décédé dans un accident près de Perpignan : deux ans et demi après, le tribunal estime qu’il manque des éléments pour juger le prévenu
Un homme était appelé à comparaître ce mardi 3 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Perpignan à la suite de l’accident tragique de la circulation qui a coûté la vie à un jeune de 17 ans le 10 juillet 2023 à l’aube sur la commune de Claira. L’audience a été reportée à janvier 2027 dans l’attente de nouvelles investigations.
Des soupirs indignés se sont fait entendre ce mardi depuis le banc des proches des victimes au tribunal correctionnel de Perpignan. Une heure et demie plus tôt, face à une salle comble, un homme de 49 ans s’est avancé à la barre afin de répondre d' »homicide et blessures involontaires par violation délibérée d’une obligation de prudence », à l’origine d’un accident mortel de la circulation le 10 juillet 2023.
Ce jour-là, vers 6 heures du matin, il se rendait à son travail à Perpignan par la RD83. À hauteur de Claira, alors qu’un véhicule Mini avec cinq jeunes à bord le doublait, il lui est reproché d’avoir mis un coup de volant sur la gauche et d’avoir provoqué une embardée de la voiture qui a effectué plusieurs tonneaux dans un champ. Un des passagers, Milo âgé de 17 ans, ayant perdu la vie. Un autre ayant été sérieusement blessé.
Le prévenu soutient lui que le véhicule Mini serait resté à sa hauteur, qu’il aurait « eu peur », qu’il aurait fait un écart sur la droite puis aurait perdu le contrôle, revenant sur la gauche et percutant l’autre véhicule à l’arrière. Les dépistages alcoolémie et stupéfiants s’étaient révélés négatifs et un classement sans suite avait d’abord été prononcé. Avant que la procédure ne soit relancée et des poursuites lancées à son encontre.
« Les conséquences sont trop graves »
Or, dès l’ouverture de l’audience, l’avocat de l’a défense Me Nicolas Nassier a sollicité un supplément d’information, considérant le rapport d’expertise des seuls véhicules « insuffisant pour asseoir une condamnation. ». D’autant qu’une analyse plus exhaustive, donc plus longue avait été proposée, mais non retenue. Et l’expert concédant lui-même que cette deuxième option « avec reconstitution, examen des lieux de la collision et des relevés des enquêteurs permettrait de définir les trajectoires des véhicules. » Malgré la vive opposition des avocats des parties civiles Mes Philippe Capsié et Magali Peresse, la procureure est venue, contre toutes attentes, soutenir cette requête afin de dissiper les doutes. « Un témoin n’a pas été entendu. C’est manifestement insuffisant. Et je veux pouvoir prendre les réquisitions avec des éléments tangibles car les conséquences sont trop graves », a-t-elle précisé, s’excusant à plusieurs reprises auprès de la famille du jeune homme décédé. Le tribunal a finalement ordonné ces investigations complémentaires et a renvoyé le procès au 26 janvier 2027. Non sans susciter l’exaspération des familles.

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