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4 mars 2026une habitante du sud du Liban témoigne de « la grande peur » de la population face à la guerre au Moyen-Orient
La population civile fait face aux bombardements permanents qui touchent le Moyen-Orient. Malgré la guerre, certains ont décidé de ne pas évacuer. C’est le cas d’une habitante d’un village libanais situé à proximité de la frontière avec Israël. Elle raconte à BFMTV son quotidien de ces derniers jours.
Alors que les bombardements se poursuivent sur une grande partie du Moyen-Orient, le Liban n’est pas épargné. Israël, qui élargit le champ de ses attaques au Liban, a ordonné ce mercredi 4 mars à tous les habitants d’une partie du sud du pays d’évacuer, parallèlement à ses frappes qui ont visé le secteur du palais présidentiel près de Beyrouth et des bastions du Hezbollah, faisant 11 morts.
Habitante de Marjayoun, un petit village du sud du Liban de 3.000 habitants situé à quelques kilomètres de la frontière avec Israël, Katia Kahil a témoigné pour BFMTV de la situation sur place.
Celle-ci ne veut pas quitter son logement, malgré un appel à l’évacuation. « Cette fois, on ne va pas laisser notre maison », dit-elle. « Les habitants des villages aux alentours vont rester chez eux, malgré un avertissement d’évacuation de l’armée israélienne », ajoute-t-elle. « Si on part, est-ce qu’on pourra revenir? », craint Katia Kahil.
« Des drones et des roquettes »
Malgré tout, la Libanaise ne cache pas son inquiétude. « Il y a une grande peur et une grande anxiété », avoue-t-elle. Katia Kahil explique avoir entendu toute la nuit « les drones, les roquettes et les tirs d’artillerie ».
« En 2024, après le cessez-le-feu, on a vécu la même situation. Ce n’était pas une guerre, mais il y avait beaucoup de tirs d’artillerie, des bombardements… », affirme-t-elle.
Le quotidien de ces habitants semble également de plus en plus compliqué. « On commence à connaître une pénurie de matières premières, de médicaments et de carburant« , note Katia Kahil. « On ne sait pas ce qu’il va se passer, on vit dans l’incertitude. On se demande si on va devenir une zone tampon. Personne ne sait quoi faire », déplore cette habitante de Marjayoun.
Plusieurs attaques du Hezbollah contre Israël
Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre régionale après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir « venger » la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.
Le Hezbollah a revendiqué mercredi plusieurs attaques contre Israël. Il a notamment annoncé avoir visé à l’aide de drones une base militaire près de Tel-Aviv, dans le centre d’Israël, et une base navale à Haïfa, dans le nord du pays.
Parallèlement à ces frappes, l’armée israélienne, qui a déclenché la veille des opérations terrestres, a pénétré à Khiam, une localité dans le sud du Liban à environ six kilomètres de la frontière, selon l’Agence nationale d’information (Ani), l’agence de presse officielle libanaise.

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