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5 mars 2026Ali Khamenei, Abdolrahim Moussavi, Ali Shamkhani… Qui sont les hauts responsables iraniens tués depuis le début de la guerre?
Les armées israéliennes et américaines ont, en quelques instants, tué de nombreux cadres du régime iranien dès les premiers moments de la guerre enclenchée le 28 février dernier. Si la figure de l’ayatollah Khamenei est la plus identifiée, d’autres figures militaires iraniennes tuées sont notables.
La mort du guide suprême iranien Ali Khamenei a fait grand bruit. Pour les États-Unis et Israël, il s’agissait d’un homme à abattre, dans le viseur de Washington et Tel-Aviv depuis des années. Mais il n’est pas le seul cadre du pouvoir iranien a avoir été tué depuis le début de la guerre, le 28 février dernier.
L’armée israélienne (Tsahal) a affirmé dimanche 1er mars avoir tué 40 hauts-gradés iraniens « en une minute » lors de la frappe inaugurale de son opération « Rugissement du lion », menée conjointement avec les États-Unis samedi.
La porte-parole de Tsahal, Effie Defrin, a rapporté que plusieurs hauts responsables du « régime terroriste iranien » avaient été tués pendant une réunion à Téhéran dans le quartier Pasteur. En voici quelques-uns, parmi les plus notoires.
• Ali Khamenei, Guide suprême
Élu Guide suprême de la Révolution islamique iranienne le 4 juin 1989, Ali Khamenei dirigeait d’une main de fer le pays, ayant le dernier mot sur l’ensemble du pouvoir politique, militaire et judiciaire. Il était le principal protagoniste visé par cette offensive israélo-américaine. Âgé de 86 ans, il n’avait encore pas publiquement désigné de successeur.
• Ali Shamkhani, conseiller du Guide suprême
Nommé en février à la tête du Conseil national de défense, Ali Shmakhani supervisait les négociations sur le nucléaire iranien avec les États-Unis. Il avait déjà été grièvement blessé par une frappe israélienne lors de la guerre des 12 jours entre l’État hébreu et l’Iran en juin 2025.
• Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense
Promu ministre de la Défense en août 2024, Aziz Nasirzadeh était auparavant chef d’état-major adjoint des forces armées.
• Abdolrahim Moussavi, chef d’état-major des forces armées
Second du chef d’état-major des forces armées iraniennes depuis 2008, Abdolrahim Moussavi a succédé à ce dernier à sa mort lors de la guerre des 12 jours. Il était connu comme l’un des responsables militaires les plus éminents de la République islamique.
• Seyed Yahya Hamidi, vice-ministre du Renseignement chargé des affaires israéliennes
Vice-ministre du Renseignement chargé des affaires israéliennes, Seyed Yahya Hamidi avait, selon Tsahal, dirigé des attaques terroristes « visant des Juifs, des acteurs occidentaux et des opposants au régime en Iran et à l’étranger ».
• Mohammad Pakpour, commandant du Corps des gardiens de la révolution
Ayant rejoint les Gardiens de la Révolution au lendemain de la révolution islamique de 1979, Mohammad Pakpour est nommé à la tête de son Corps (CGRI) en juin 2025, après la mort de son prédécesseur dans la guerre des 12 jours.
• Reza Mozafari-Nia, commandant au sein des gardiens de la révolution
Aussi commandant du CGRI, Reza Mozafari-Nia avait précédemment été chef de l’Organisation de l’innovation et de la recherche en matière de défense (plus connue sous le sigle persan SPND).
• Mohammad Shirazi, chef du bureau militaire de Khamenei
Depuis 1989 que Mohammad Chirazi occupait la fonction de chef du bureau militaire du guide suprême Ali Khamenei, faisant donc de lui « une figure centrale dans la hiérarchie du régime iranien », selon les mots de l’armée israélienne.
• Salah Assadi, chef du renseignement
Chef du département du renseignement au sein du quartier général des urgences militaires, Salah Assadi était également un haut responsable du renseignement de l’état-major.
• Hossein Jabal-Amelian, président de l’Organisation de l’innovation et de la recherche en matière de défense
Président de la SPND, Hossein Jabal-Amelian jouait selon Tsahal un rôle important dans le programme nucléaire iranien.
L’avenir institutionnel de l’Iran demeure incertain. Les États-Unis et Israël ont laissé entrevoir des frappes pouvant s’étendre durant les semaines à venir, avec l’objectif affiché de ne pas laisser le pouvoir iranien se reconstituer.
Le ministre de la Défense israélien a prévenu ce mercredi 4 mars que tout successeur au guide suprême iranien Ali Khamenei serait « une cible » destinée à être assassinée. Donald Trump a de son côté affirmé que la plupart des responsables iraniens auxquels Washington pensait pour la suite étaient déjà morts.

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