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5 mars 2026Aux municipales 2026 à Paris, on pourrait ne pas connaître le nom du maire le soir du second tour
TELMO PINTO / NurPhoto via AFP
Anne Hidalgo pourrait ne pas connaître le nom de son successeur à l’issue du second tour des élections municipales.
• La réforme du mode de scrutin et la profusion de candidats susceptibles de se maintenir au second tour pourraient empêcher celui en tête d’avoir la majorité.
• Il faudra obtenir au moins 33 % des voix pour s’assurer de succéder à Anne Hidalgo.
Et si les Parisiens étaient les seuls, le 22 mars, à ne pas savoir qui sera leur maire ? Au soir du second tour des élections municipales, à 20 heures, les Français connaîtront a priori le nom de celle ou celui qui dirigera leur ville au cours des six prochaines années. Sauf peut-être dans la capitale où la succession d’Anne Hidalgo pourrait durer un peu.
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, le problème n’est pas le temps que prendra le dépouillement dans les bureaux de vote. Ni le casse-tête induit par la réforme de « la loi PLM » qui instaure un nouveau mode de scrutin. Certes les électeurs parisiens, comme les Lyonnais et les Marseillais, devront deux fois (pour leur maire d’arrondissement et pour le maire central).
Bournazel entend se maintenir
Non, le sujet en jeu concerne la possibilité de voir cinq listes se qualifier au second tour. Dans les sondages, Emmanuel Grégoire (PS/PCF/Écologistes), Rachida Dati (LR/Modem), Sophia Chikirou (LFI), Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) et Sarah Knafo (Reconquête) sont crédités d’au moins 10 % des voix, un score leur permettant de se maintenir. Peut-être y aura-t-il des rapprochements dans l’entre-deux-tours, et pourquoi pas des désistements ou des fusions de liste, mais les déclarations des uns et des autres semblent aller dans le sens inverse.
Ainsi Pierre-Yves Bournazel a-t-il fermé la porte, ce mercredi 25 février sur France Inter, à tout ralliement à Rachida Dati, s’enferrant dans un « ni-ni ». « Je suis le candidat du changement. Je ne rejoindrai ni Emmanuel Grégoire ni Rachida Dati au second tour », a annoncé le candidat macroniste, au grand dam de la ministre de la Culture qui y voyait une manière de l’emporter. À gauche, Emmanuel Grégoire refuse lui aussi un rapprochement avec La France insoumise, accréditant l’idée que les listes présentes au second tour pourraient être nombreuses.
Avec une telle prolifération de candidats qualifiés, celui ou celle en tête pourrait ne pas compter sur une large avance. Et donc ne pas dépasser les 33 % de voix au second tour, seuil fatidique qui permet d’obtenir la majorité. Pourquoi ? On sort la calculette.
Le seuil fatidique des 33 %
Avec la réforme de « la loi PLM », le gagnant se voit attribuer une « prime » de vainqueur de 25 % des sièges au Conseil de Paris (contre 50 % auparavant). Sur 163 sièges, 41 reviennent donc d’office à la liste arrivée en tête. Les 122 sièges restant se répartissent en fonction du résultat. Sauf qu’avec moins de 33 % des votes le 22 mars au soir, la liste en tête n’aurait pas la majorité absolue. Et cette barre n’est pas si facile que cela à atteindre, comme le prouve le sondage Ifop publié le 22 février par L’Opinion qui place Emmanuel Grégoire à 33 % et Rachida Dati à 32 %.
La responsabilité reviendra aux conseillers de Paris, qui voteront à bulletin secret pour élire le maire. Et dans le cas où aucune liste n’atteint les 33 %, le vote sera indécis avec son lot de potentielles surprises et de négociations d’arrière-boutique. Si certains responsables politiques refusent de croire à ce scénario, d’autres s’y préparent. « Il y a un troisième tour des municipales en préparation à Paris », est convaincu Jean-Luc Mélenchon, qui soutient la liste Le Nouveau Paris populaire de Sophia Chikirou.
Dans une note de blog publiée le 3 février, le fondateur de La France insoumise ironise sur « le maire en “pochette-surprise” » qui sortira du chapeau après les élections municipales. « Les complots internes vont bon train pour préparer ce troisième tour. “Le Figaro” parle même de tractations déjà en cours au PS, en mode nid de serpents, pour préparer cette combine », poursuit Mélenchon. Le Conseil de Paris aura jusqu’au dimanche 29 mars maximum pour organiser ce fameux « troisième tour », qui s’annonce déjà mouvementé.

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