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5 mars 2026La guerre au Moyen-Orient s’est poursuivie pour une sixième journée, avec une extension du conflit au Liban. Et peu d’espoirs d’une résolution diplomatique dans un avenir proche.
Ce jeudi 5 mars marque la sixième journée de conflit au Moyen-Orient, déclenché samedi 28 février par l’opération conjointe entre Israël et les États-Unis.
Les affrontements avec Téhéran se poursuivent pour les deux puissances. Dans le même temps, la situation au Liban, bombardé par l’armé israélienne (Tsahal) empire. Le président Emmanuel Macron a demandé l’envoi d’aide humanitaire pour les civils.
• Pas de faiblissement des attaques israélo-américaine et iraniennes
Plusieurs vagues d’attaque de missiles entre Israël et l’Iran ont été annoncées par les deux pays tout au long de la journée. L’Iran a menacé les États-Unis, qui « regretteront amèrement » le précédent créé en coulant la veille une frégate de la marine iranienne au large du Sri Lanka, faisant au moins 87 morts.
Les Gardiens de la Révolution ont par ailleurs déclaré dans les médias d’État iraniens avoir touché un pétrolier américain dans le nord du Golfe persique. La télevision d’État iranienne a aussi affirmé que des drones iraniens avaient touché le porte-avions américain Abraham Lincoln.
Alors que l’agence de presse officielle iranienne Irna a aujourd’hui fait état de 1.230 morts, Téhéran a accusé Israël et les États-Unis de cibler « délibérément » des zones civiles dans un message publié sur X.
Israël a de son côté affirmé avoir réalisé des « avancées historiques » pour sa protection grâce à la guerre. Shosh Bedrosian, porte-parole du Premier ministre, a justifié la nécessité de cette attaque, brandissant une nouvelle fois l’argument d’une possible dotation de Téhéran de l’arme nucléaire.
De son côté le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a d’ailleurs déclaré que son homologue américain, Pete Hegseth, l’avait assuré du soutien ferme de Washington à leur campagne militaire conjointe contre l’Iran et l’avait exhorté à poursuivre l’opération « jusqu’au bout ».
Enfin, le chef d’état-major israélien a annoncé la « phase suivante » des opérations militaires israéliennes en Iran, promettant d' »autres surprises » à venir contre la République islamique.
• La situation empire au Liban
Israël a donné l’ordre à ses forces d’avancer plus en profondeur au Liban afin d’étendre leur zone de contrôle le long de la frontière.
L’armée israélienne, qui bombarde des positions du Hezbollah pro-iranien, menace d’engager une opération terrestre dans le pays, et a commencé à frapper dans la soirée la banlieue sud de Beyrouth. Elle avait exhorté plus tôt la population de cette zone ainsi que de trois localités de l’est du Liban à évacuer en prévision de nouvelles frappes.
Un peu avant 22 heures, l’armée israélienne annonce « une vague d’attaques », sur la capitale libanaise. La soirée a été marquée par des frappes qui se sont intensifiées selon nos reporters sur place.
Le bilan des frappes israéliennes au Liban s’est alourdi à 123 morts et 683 blessés depuis lundi, ont annoncé jeudi soir les autorités libanaises.
Le ministre d’extrême droite des Finances, Bezalel Smotrich, a menacé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, de subir la même dévastation qu’Israël a infligé à Gaza dans ses représailles militaires contre le Hamas.
« Très bientôt, Dahiyeh (banlieue sud de Beyrouth, NDLR) ressemblera à Khan Younès », a déclaré le ministre des Finances Bezalel Smotrich, sur son compte Telegram, en référence à la grande ville du sud de la bande de Gaza, aujourd’hui dévastée.
Joseph Aoun, président du Liban, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron, d’intervenir auprès d’Israël « pour empêcher que l’armée israélienne ne prenne pour cible les banlieues sud de la ville » et « pour parvenir à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais ».
Celui-ci a annoncé en réponse « l’envoi immédiat d’une aide humanitaire » pour les Libanais qui fuient le sud du pays, demandant dans la foulée à Benjamin Netanyahu de « ne pas étendre la guerre au Liban ».
• D’autres pays du Golfe encore frappés par l’Iran
Le Qatar a appelé sa population à rester chez elle et a annoncé évacuer par « précaution » les résidents vivant à proximité de l’ambassade américaine, après des frappes iraniennes sur le pays. Des explosions ont retenti au-dessus de la capitale qatarienne Doha et de la capitale de Bahreïn Manama, ont rapporté des journalistes de l’AFP sur place. Les forces de défense du Bahreïn annoncent avoir intercepté 78 missiles et 129 drones interceptés par l’armée de Bahreïn depuis le début de la riposte iranienne samedi.
L’Iran a affirmé avoir tiré des missiles visant les quartiers généraux de forces kurdes au Kurdistan en Irak, a rapporté un média officiel, la région autonome accueillant des troupes américaines.
Deux personnes ont été blessées par des drones iraniens ayant touché la région de Nakhitchevan, en Azerbaïdjan, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Bakou « prépare les représailles nécessaires pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays, afin d’assurer la sécurité des civils et des infrastructures civiles », a indiqué le ministère dans un communiqué.
De son côté, l’armée iranienne dément formellement toute frappe.
Six employés étrangers ont par ailleurs été blessés dans une zone industrielle à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, par la chute de débris d’un drone intercepté, ont annoncé les autorités de l’émirat du Golfe.
• Le Charles-de-Gaulle arrivera samedi en Méditerranée
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a assuré sur RTL que « la position de la France est une position strictement défensive » tout en affirmant que la priorité du pays est la sécurisation de ses ressortissants, de ses emprises et l’accompagnement de ses alliés.
« Dans le cadre de notre accord, six Rafale sont partis en supplément vers les Émirats et sont arrivés », a-t-elle détaillé.
La ministre des Armées Catherine Vautrin annonce sur France 2 que le porte-avions Charles de Gaulle sera en mer Méditerrannée ce samedi.
L’armée française a annoncé l’arrivée « d’une frégate multi-missions » au large de Chypre, dans le cadre de l’engagement de la France en soutien à l’île « ciblée », tandis que des avions américains de soutien ont été autorisés sur la base d’Istres sous la condition qu’ils ne participent pas aux opérations en Iran.
Le chef d’état-major des armées le général Fabien Mandon a annoncé sur ses réseaux sociaux s’être entretenu par téléphone avec ses homologues de Djibouti, d’Égypte, des Émirats arabes unis, de l’Irak, de Jordanie, du Koweït, du Liban, d’Oman, du Qatar et de l’Arabie saoudite.
« La France protège ses compatriotes et tient parole. Nos armées agissent pour défendre la paix », a-t-il déclaré sur X.
Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés de prison en Iran mais se trouvant toujours à l’ambassade française à Téhéran, « sont en sécurité », a par ailleurs indiqué Glenn Salic, porte-parole adjoint du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
« Nous continuons d’exiger leur retour », a-t-il ajouté.
• Des rapatriements difficiles
Leslie, touriste de retour d’Abou Dhabi, a laissé aux Émirats arabes unis de nombreux membres de sa famille et a raconté à BFM qu’ils n’avaient « aucune solution de retour ».
« Ils ont fait tout le nécessaire, ils se sont inscrits sur toutes les listes de rapatriement, sur le fil d’Ariane. Personne ne leur répond. Un mail du fil d’Ariane est tombé, expliquant qu’il fallait se débrouiller par ses propres moyens pour se rendre aux frontières », a-t-elle dénoncé.
Le consulat lui a confié « qu’aucun rapatriement n’était prévu » et que le personnel était limité en raison d’un « bug informatique ».
« Tous les Français qui souhaitent revenir, évidemment reviendront. Tout est mis en place par le quai d’Orsay. Ça doit se faire dans des conditions de sécurité totale », a cependant rassuré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
« Certains des avions militaires qui faisaient des rotations dans la région ont pu ramener un certain nombre de nos compatriotes », explique le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur TF1.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot indique sur TF1 que les autorités « ont facilité le retour en France de 750 personnes » alors que « 5.000 personnes environ souhaitent quitter la région, dont 80% aux Émirats Arabes Unis ».
Un vol de rapatriement vers la France a été « contraint de faire demi-tour en raison de tirs de missiles » dans la soirée, a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur X.
• Donald Trump veut « être impliqué » dans le choix du prochain Guide suprême
Dans un entretien avec le site Axios, Donald Trump a dit devoir « être impliqué dans le choix » du prochain Guide suprême iranien, après la mort d’Ali Khamenei samedi. « Le fils de Khamenei est un poids plume. Je dois être impliqué dans le choix, comme avec Delcy », a-t-il déclaré, faisant référence à Delcy Rodriguez, actuelle dirigeante du Venezuela, depuis l’arrestation américaine de Nicolas Maduro.
« Le fils de Khamenei n’est pas acceptable pour moi. Nous voulons quelqu’un qui apporte la paix et l’harmonie à l’Iran », a-t-il ajouté.
Le président des États-Unis avait ironisé mardi sur les futurs dirigeants iraniens: « La plupart des personnes auxquelles nous pensions sont mortes (…) Et maintenant, nous avons un autre groupe. Ils sont peut-être décédés aussi (…) Bientôt, nous ne connaîtrons plus personne ».
• Téhéran ne compte pas fermer le détroit d’Ormuz « pour le moment »
Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que l’Iran n’avait « aucune intention de fermer le détroit (d’Ormuz) pour le moment », en référence à ce passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial où la navigation est aujourd’hui paralysée.
« Nous ne l’avons pas fermé. Ce sont les navires et pétroliers qui ne tentent pas de le traverser, car ils craignent d’être touchés par l’un ou l’autre camp », a-t-il ajouté.

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