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5 mars 2026CNews/Europe 1 : une soixantaine de professeurs de droit et juristes saisissent le Conseil d’État, dénonçant un manque de pluralisme à l’antenne
Ces enseignants-chercheurs et praticiens du droit pointent notamment du doigt « l’inaction » de l’Arcom et estiment qu’elle ne remplit pas son rôle concernant les deux antennes de Vincent Bolloré.
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Une soixantaine de professeurs de droit et de juristes ont saisi mercredi 4 mars le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française, pour dénoncer une absence de pluralisme sur CNews et Europe 1, deux médias du groupe de Vincent Bolloré. Au total, 57 enseignants-chercheurs et praticiens du droit ont déposé un référé-liberté devant le juge des référés, selon les informations de France Inter jeudi, confirmant une information de Libération. Ils mettent en cause « l’inaction » de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), estimant qu’elle ne remplit pas pleinement sa mission de contrôle à l’égard de ces deux antennes.
Après avoir analysé une semaine complète de programmes, diffusés du 19 au 26 février, les signataires affirment avoir constaté une forte homogénéité des opinions exprimées à l’antenne. Ils décrivent des contenus marqués par une orientation unique et un déficit de pluralisme. Si le recours ne mentionne pas explicitement le courant politique visé, il évoque une ligne éditoriale favorable à l’extrême droite.
Selon les requérants, ces déséquilibres, signalés à plusieurs reprises, n’ont entraîné aucune réaction effective du régulateur. Dans leur référé, ils demandent au Conseil d’État d’enjoindre à l’Arcom de mettre en demeure les deux médias concernés et à exercer pleinement ses pouvoirs d’instruction.
« L’ambiance sur les plateaux est celle d’un entre-soi entre le présentateur et les invités« , écrivent-ils dans le document. « Le choix des sujets abordés, largement axés sur les questions de sécurité et d’immigration, est caractéristique d’un tropisme qui permet aux intervenants de développer une rhétorique singulière« , poursuivent-ils.
Contactée par France Inter, Camille Broyelle, professeure de droit à l’université Paris-Panthéon-Assas et à l’initiative de la saisine, estime que « c’est le même ton et la même couleur qui s’expriment sur les deux médias« . « Précisément, la loi interdit, sur les radios et télévisions nationales, l’existence de médias militants« , ajoute-t-elle.

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