
la galère des Français bloqués à l’étranger après l’annulation de leur vol
5 mars 2026
la campagne électorale s’ouvre officiellement ce lundi mais la bataille est lancée depuis des mois
5 mars 2026« Dans la famille, on a l’habitude de faire des bisous sur la bouche » : condamné par le tribunal de Carcassonne pour avoir agressé sexuellement sa nièce adoptive
Mercredi 4 mars, un Biterrois de 58 ans a comparu devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, pour répondre « d’agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans ». Les faits reprochés ont eu lieu du 1er janvier au 14 mai 2025 à Aragon, à douze kilomètres de Carcassonne.
Sous contrôle judiciaire depuis le 23 septembre 2025, c’est libre que Stéphane s’est présenté devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, dans la matinée du mercredi 4 mars. Natif de Béziers et âgé de 58 ans, il était poursuivi pour des faits « d’agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans », du 1er janvier au 14 mai 2025 à Aragon. Nous sommes là au pied de la montagne Noire, à douze kilomètres de Carcassonne.
Dans cette affaire, la victime n’est autre qu’une fillette de 8 ans et demi, qui avait été placée chez la belle-sœur du prévenu par l’Aide Sociale à l’Enfance. C’est cette petite fille qui a dénoncé un certain nombre de choses à son assistante familiale, après en avoir parlé à une copine à l’école. Avec ses mots d’enfant, elle a ainsi expliqué que celui qu’elle considère comme son oncle avait la fâcheuse habitude de l’embrasser sur la bouche. Et qu’une fois, il lui avait même passé la main sous la culotte avant de lui caresser le sexe. Ces révélations faites à son entourage, l’enfant avait ensuite été entendue dans le cadre de la procédure Mélanie, et avait, à cette occasion, réitéré ses propos allant même jusqu’à mimer l’attouchement sexuel subi.
J’ai compris la leçon quand j’étais en garde à vue.
Devant le tribunal, le prévenu n’a reconnu que très partiellement les faits reprochés : « Je n’ai pas mis la main dans la culotte, je n’aurais pas pu faire une chose pareille ! En revanche, oui pour les bisous sur la bouche qui n’étaient agressifs ! Dans la famille, on a l’habitude de faire des bisous sur la bouche… Aujourd’hui, les bisous sur la bouche, c’est fini ! J’ai compris la leçon quand j’étais en garde à vue. À la gendarmerie, on m’a dit que ce n’était pas bien. » Face ces explications, et au regard des déclarations de la fillette disant que « tonton a glissé la main dans mes parties intimes », le président Julien Forton a de nouveau insisté auprès du prévenu : « Elle ment ou elle ne ment pas cette petite fille ? Elle mentirait pour une partie, et pas pour une autre ? » En guise de réponse : « Pour moi elle ment, mais je ne sais pas pourquoi ! »
Selon l’expert pédopsychiatre l’ayant examinée, la fillette victime « n’a pas de tendance à l’affabulation ». Bien au contraire, « elle a une bonne compréhension des faits dénoncés et décrit même les gestes inappropriés de celui qu’elle considère comme son oncle ». Pour cette enfant, le retentissement psychologique a été évalué à 3/7. Du parcours pénal du prévenu, on apprend que son casier judiciaire est vierge. Bien qu’il soit désormais suivi suite aux faits reprochés, il ne semble toujours pas comprendre leur gravité. Aux intérêts de l’administrateur ad hoc désigné pour la fillette mineure, Me Isabelle Fornairon (barreau de Narbonne) a évoqué « le processus coutumier et habituel du prévenu, qui ne prend pas la mesure de ce qu’il a fait ! Pour cette enfant, ça a été violent. Quand elle en parle, elle exprime de la colère, de la peur, du dégoût et de la honte… »
La petite fille a dénoncé de façon constante le même récit
Au ministère public, sa représentante a regretté la posture du prévenu « qui ne reconnaît pas les faits, si ce n’est qu’il faisait des bisous à cette enfant pour la saluer et lui dire au revoir. La petite fille a dénoncé de façon constante le même récit, sans en rajouter et sans accabler le prévenu plus que ça. Lorsqu’elle mime le geste de frottement sur son sexe, elle dit avoir toussé pour qu’il arrête ! » Deux ans de prison, assortis d’un sursis probatoire pour une durée de deux ans, ont ainsi été requis avec des obligations de soins psychologiques, de travail et de réparation de dommages causés. L’interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs à titre définitif a également été demandée. Pour la défense, Me Aboufeidou Adamou (barreau de Carcassonne) est revenu sur les déclarations de son client, « qui reconnaît les bisous sans savoir qu’il commettait une agression sexuelle ! Sur le fait qu’il aurait touché les parties intimes de la fillette, on est dans le doute et j’émets des réserves sur ce point, car il ne s’est jamais retrouvé seul avec elle ».
À l’issue de son délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet à la lettre, tout en constatant l’inscription du prévenu au fichier national des délinquants sexuels.

9999999
