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5 mars 2026la campagne électorale s’ouvre officiellement ce lundi mais la bataille est lancée depuis des mois
LUDOVIC MARIN / AFP
La campagne des municipales 2026 s’ouvre officiellement ce 2 mars, mais entre règles déjà en vigueur depuis septembre et ministres engagés dans la bataille, le scrutin est lancé depuis des mois.
La campagne des municipales 2026 s’ouvre officiellement ce lundi 2 mars 2026. À deux semaines du premier tour, prévu le 15 mars prochain, les panneaux électoraux réglementaires vont apparaître dans les communes et les règles les plus strictes du code électoral s’appliquer jusqu’à la veille du scrutin à minuit. Sur le papier, c’est le coup d’envoi. Mais en réalité, la campagne a commencé depuis des mois.
Depuis le 1er septembre dernier, soit six mois avant le vote, les candidats potentiels évoluent déjà dans une période dite « préélectorale ». Un cadre juridique précis qui encadre étroitement la communication des communes et le financement des campagnes.
Pour les maires sortants, l’équilibre est tout particulièrement délicat. Pour ne citer que quelques exemples : la loi interdit toute campagne de promotion du bilan financée par la collectivité, et les bulletins municipaux, sites internet ou encore réseaux sociaux institutionnels doivent rester strictement neutres. Même les inaugurations sont observées avec attention : elles ne doivent ni se multiplier ni prendre la forme d’événements susceptibles d’influencer les électeurs.
En cas de manquement, les sanctions peuvent être lourdes et aller jusqu’à l’annulation de l’élection voire même à l’inéligibilité.
Les règles financières, elles aussi, sont déjà en vigueur. Dans les communes de plus de 9 000 habitants, les candidats doivent tenir un compte de campagne retraçant recettes et dépenses engagées en vue du scrutin. Les dons sont strictement encadrés et interdits aux personnes morales.
Autrement dit, si la campagne devient officiellement visible ce lundi, elle a déjà pris corps depuis plusieurs mois. Dans de nombreuses communes, les investitures ont été annoncées dès l’automne, les listes se constituent, les alliances se négocient et les premières réunions publiques ont déjà eu lieu.
Le gouvernement pas toujours en tête de liste
La séquence dépasse d’ailleurs largement le cadre local. Plusieurs membres du gouvernement sont engagés dans la bataille municipale, à des degrés divers. Trois ministres briguent directement une mairie : Rachida Dati à Paris, Marina Ferrari à Aix-les-Bains et Michel Fournier dans sa commune de Voivres. Si Rachida Dati et Marina Ferrari ont déjà quitté le gouvernement pour se consacrer à leurs campagnes respectives, Michel Fournier à la Ruralité devra également se retirer de l’exécutif en cas d’élection.
D’autres ont choisi une implication plus mesurée. Le Premier ministre Sébastien Lecornu figure en troisième position sur la liste du maire sortant de Vernon, dont il a lui-même été édile par le passé. Gérald Darmanin apparaît sur la liste de la maire sortante de Tourcoing, ville qu’il a dirigée avant son entrée au gouvernement. Plusieurs ministres ont également rejoint des listes locales sans en prendre la tête.
À partir de ce lundi 2 mars, la campagne devient officiellement visible, encadrée, chronométrée. Mais les rapports de force, eux, sont déjà installés.

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