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5 mars 2026la CGT accuse le Medef de faire “pire que le CPE” avec sa proposition de CDI jeunes, l’Unef brandit la menace d’une mobilisation
L’organisation patronale propose la création d’un CDI à destination des jeunes pouvant être rompu plus facilement. Pour la CGT, il s’agit d’une « déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.e.s ».
La proposition du Medef de créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes est une « déclaration de guerre aux jeunes et aux salariés », a réagi samedi la CGT, dénonçant un « CPE XXL ».
De son côté, le syndicat étudiant Unef a brandi la menace d’une mobilisation si le « nouveau CPE déguisé » était « imposé », jugeant cette mesure « inacceptable » et refusant que la jeunesse soit une « variable d’ajustement économique ».
« Si le gouvernement ou le patronat tentent d’imposer ces attaques contre notre camp social, nous saurons, comme en 2006, nous mobiliser massivement pour les faire reculer », prévient le syndicat dans un communiqué.
Selon des documents consultés par l’AFP vendredi, le Medef, principale organisation patronale, a proposé la création d’un CDI « pouvant être rompu sans motif pendant les premières années », avec « une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture ».
Ce dispositif comporte des similitudes avec le « contrat première embauche » (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin alors Premier ministre, qui avait généré une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application.
« Créer une génération de jeunes travailleurs précaires »
Dans des notes dédiées aux thématiques de « l’emploi des jeunes » et au « modèle productif », le Medef a suggéré de « s’inspirer de l’exemple italien du contrat à droits progressifs », créé en 2016, qui, selon l’organisation patronale « a contribué à la baisse du chômage structurel dans le pays ». Il peut être rompu durant les trois premières années.
« Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le Medef ose remettre le couvert » et « réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai », dénonce la CGT dans un communiqué publié samedi.
« Ce projet est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.e.s », ajoute l’organisation syndicale. La CGT prévient qu’elle « refusera catégoriquement de s’engager dans toute négociation qui comporte ces éléments ».
La mesure « vise à créer une génération de jeunes travailleurs précaires, corvéables à merci, sans droits ni protections », dénonce l’Unef qui demande aux organisations syndicales « de refuser catégoriquement toute négociation sur ces bases et aux forces politiques progressistes de s'(y) opposer fermement ».
Des « propositions pour nourrir le débat »
En plus de la possibilité d’une rupture du contrat sans motif, l’organisation patronale suggère également de regarder du côté du Smic, « qui peut parfois constituer un frein à l’emploi pour les primo-entrants ».
Elle propose, pour un « public cible » dans une « durée limite » et « potentiellement par la négociation collective », « d’adapter ce niveau de rémunération », dans une logique « d’incitation à l’embauche et d’adéquation entre le niveau de rémunération et les compétences de primo-entrants. »
L’Unef dénonce une « discrimination pure et simple fondée sur l’âge » qui « précariserait davantage des centaines de milliers de jeunes déjà confrontés à une précarité qui explose et à des conditions de travail déplorables ».
Le Medef suggère également de renforcer les « engagements en matière de formation professionnelle », d’abaisser « en-deçà d’un certain âge » la durée minimale des contrats à temps partiel, de supprimer les délais de carence entre deux CDD ou encore d’augmenter leur durée légale.
Joint par l’AFP vendredi, le Medef avait indiqué qu’il ne s’agissait pour l’heure que de « propositions pour nourrir le débat ».

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