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5 mars 2026Municipales 2026 à Nîmes : démocratie, lutte contre les discriminations, environnement… Nîmes écologique et solidaire dévoile son programme
Démocratie participative, transition écologique, lutte contre les discriminations ou encore refonte des politiques sociales : la liste Nîmes écologique et solidaire, menée par Pascal Dupretz (LFI), a présenté ce jeudi 5 mars son programme municipal. Structuré autour de quatre grands axes, il décline 37 priorités.
Depuis leur permanence de campagne, place Saint-Charles, les membres de la liste Nîmes écologique et solidaire, conduite par Pascal Dupretz (LFI), ont détaillé ce jeudi 5 mars un programme qu’ils veulent « à la hauteur des urgences sociales, démocratiques et écologiques ».
Pilier du programme : la démocratie locale. La liste propose de permettre à tous les habitants, dès 16 ans et quelle que soit leur nationalité, de participer à des référendums d’initiative citoyenne ou révocatoires, à condition qu’une pétition réunisse au moins 10 % des habitants. Et le terme « habitant » au lieu de « citoyen » n’est pas choisi au hasard, comme le précise Pascal Dupretz : « Le principe est simple : j’habite ici, je vote ici ».
Les conseils de quartiers seraient également refondés, passant de sept à dix instances, composées d’associations, de comités de quartiers et d’habitants tirés au sort. Elles disposeraient d’un budget participatif à hauteur minimum de 10 % de l’investissement municipal. Lutter contre l’abstention est également une mesure forte du programme.
La liste promet aussi davantage de transparence pour les élus : publication des rendez-vous avec les représentants d’intérêts, signature de la charte Anticor et limitation des frais de représentation.
Une bifurcation écologique pour transformer la ville
Deuxième axe majeur : la transition écologique. Le programme prévoit la mise en œuvre d’une « règle verte communale » et d’une planification écologique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver la biodiversité et limiter l’artificialisation des sols.
La liste souhaite notamment développer les énergies renouvelables, végétaliser massivement l’espace public et revoir le plan local d’urbanisme pour protéger les terres agricoles. Elle propose également de transformer Nîmes en « ville-éponge » afin de mieux gérer l’eau et d’instaurer la gratuité des 25 premiers mètres cubes d’eau par an pour chaque habitant, « indispensables à la vie ».
Côté mobilités, l’objectif affiché est de réduire la place de la voiture en renforçant les transports en commun, en développant pistes cyclables et plateformes multimodales, et en tendant vers la gratuité des transports pour les jeunes et les étudiants.
Lutte contre la pauvreté et accès aux services publics
Le programme insiste aussi sur la dimension sociale. La liste propose un plan communal de lutte contre la pauvreté confié au Centre communal d’action sociale (CCAS), la création de maisons communales de solidarité dans chaque quartier et un renforcement du logement social avec jusqu’à 40 % de logements sociaux dans les nouvelles opérations.
La gratuité progressive de la cantine scolaire, création d’une carte famille monoparentale (sur le modèle des cartes familles nombreuses) ou encore la rénovation des écoles publiques figurent parmi les mesures destinées aux familles. Nîmes écologique et solidaire souhaite aussi développer les centres municipaux de santé sans dépassement d’honoraires.
En matière de sécurité, Pascal Dupretz défend « plus de présence humaine et moins de vidéosurveillances », avec un renforcement de la médiation et de la police de proximité. Le désarmement progressif de la police municipale est une mesure phare, tout en précisant que « ce n’est que le désarmement létal qui est envisagé, les policiers seront toujours en mesure de se défendre », assure le candidat.
Discriminations, migrations et jumelage international
Dernier axe : « Construire la nouvelle Nîmes ». La liste veut faire de la ville une « commune refuge » pour les personnes en situation de migration et adhérer à l’Association nationale des villes et territoires accueillants. Elle propose également la suspension du jumelage avec la ville israélienne de Rishon LeZion, estimant qu’elle « ne respecte pas le droit international », et la création d’un jumelage avec une ville palestinienne.
Pour « promouvoir le sport populaire », les insoumis proposent un assouplissement du code vestimentaire des piscines, avec notamment l’autorisation du burkini, et l’ouverture de créneaux spécifiques réservés aux femmes, personnes transgenres et en situation de handicap.
Autre mesure marquante : l’abrogation de l’arrêté municipal imposant la fermeture des épiceries de nuit à 22 heures, qu’ils sont les seuls à proposer, et la création d’un office municipal de veille et de lutte contre les discriminations.
Culture, sport et économie locale au programme
La liste entend également revoir la politique culturelle pour en faire « un levier d’intégration », avec davantage de transparence dans l’attribution des subventions, la gratuité des musées pour les moins de 25 ans et la création de nouveaux lieux culturels.
En matière de culture taurine, la liste propose de favoriser les traditions, tout en limitant la place des peñas et en réintroduisant le hautbois et le tambourin languedociens dans les festivités. Pour les corridas, Nîmes écologique et solidaire évoque une étude des possibles modalités de la fin de la mise à mort des taureaux et une consultation citoyenne puis un référendum sur la fin des corridas.
Côté sport, elle promet de « reprendre en main le Nîmes Olympique » et de remettre en cause les décisions financières liées au rachat des Antonins, le tout « pour en finir avec Rani Assaf et refaire du Nîmes Olympique un club populaire ! ».
Enfin, le programme prévoit la création d’une commission extra-municipale dédiée aux artisans, un soutien accru à l’économie sociale et solidaire et le développement d’un maraîchage biologique local pour alimenter les cantines.
La liste affirme aussi vouloir mettre fin à plusieurs « grands projets inutiles », citant notamment le parking silo de La Placette ou certains projets de bétonisation d’espace verts comme Magna Porta.

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