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5 mars 2026Policiers violemment agressés à Perpignan : deux suspects placés en garde à vue et jugés ce jeudi
Activement recherchés depuis dix jours, deux hommes ont été placés en garde à vue ce mardi 3 mars 2026 à la suite de l’agression de trois fonctionnaires de police violemment pris à partie lors de l’interpellation d’un automobiliste le 21 février 2026 dans le quartier Saint-Jacques à Perpignan.
Deux suspects se seraient finalement tour à tour constitués prisonniers ce mardi au commissariat de Perpignan. Soit dix jours après que trois policiers ont été blessés sur une intervention dans le quartier Saint-jacques à Perpignan.
Le 21 février dernier, des agents de la section d’intervention avaient intercepté un véhicule roulant à vive allure aux abords de la place du Puig. Les policiers auraient rapidement repéré de la drogue dans l’habitacle et quantité de billets dans la boîte à gants. Or, au moment d’arrêter l’automobiliste, un attroupement se serait formé pour s’interposer et lui permettre de s’échapper, prenant violemment à partie les forces de l’ordre. Une des fonctionnaires aurait été aspergée de bombe lacrymogène, son collègue roué de coups et le troisième frappé avec un objet encore non identifié, lui occasionnant cinq points de suture au visage et 20 jours d’arrêt de travail. Une agression qui avait donné lieu à un message de soutien du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur X.
Violences aggravées et trafic de cocaïne
Une enquête avait alors été déclenchée et la présence policière renforcée dans le quartier. Jusqu’à ce que deux hommes, qui se seraient cachés depuis lors à Saint-Jacques, se livrent ce mardi, l’un soupçonné d’être le conducteur en fuite, le second l’auteur des blessures sur le policier. Tous deux ont été placés en garde à vue. À l’issue, « ils ont été déférés au parquet ce mercredi » confirme le procureur adjoint de Perpignan Nicolas Brignol. Présentés au juge des libertés et de la détention, l’un, « en état de récidive légale », a été écroué comme l’avait requis le ministère public, le second « a été laissé libre sous contrôle judiciaire. » Et ce dans l’attente d’être tous les deux jugés ce jeudi 5 mars en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Perpignan. Ils comparaîtront pour violences aggravées sur dépositaires de l’autorité publique (faits punis d’une peine de dix ans d’emprisonnement). Outre pour l’un d’entre eux des faits de trafic de cocaïne.
En parallèle, trois représentants du quartier Saint-Jacques, venus porter un appel à l’apaisement, ont été reçus ce mercredi après-midi par la directrice de cabinet du préfet. « Ça s’est bien passé. Elle nous a écoutés« , confiaient-ils à la sortie. « On lui a montré des vidéos et on lui a répété que l’on ne voulait pas être tous mis dans le même sac avec des PV à tout va et des menaces de nous faire la misère. C’est un quartier pauvre et sensible, on n’a pas besoin de cette pression-là en ce moment. Elle nous a assuré que le message avait été passé et entendu. Un pas a été fait pour tous les habitants qui n’adhèrent pas à ces violences. Et le climat commence à se calmer dans le quartier. »

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