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5 mars 2026Deux hommes devaient être jugés ce jeudi 5 mars 2026 en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Perpignan à la suite de l’agression de trois policiers, dont un sérieusement blessé, le 21 février dernier dans le quartier Saint-Jacques. L’un des prévenus a demandé un délai pour préparer sa défense, entraînant un report du procès au 17 avril 2026.
Pas d’effusion. Les deux hommes qui étaient appelés à comparaître ce jeudi matin devant le tribunal correctionnel pour violences aggravées sur trois fonctionnaires de police le 21 février dernier dans le quartier Saint-Jacques à Perpignan, n’ont pas cherché à se justifier sur le fond.
L’un, âgé de 43 ans, est allé de lui-même au commissariat ce mardi pour se rendre. Placé aussitôt en garde à vue, il a été écroué dans l’attente de l’audience. Il lui est reproché, alors qu’il se trouvait au volant de son véhicule et qu’il transportait cannabis, cocaïne et quantité d’argent en liquide, d’avoir opposé une vive résistance lors de son interpellation et d’avoir provoqué un attroupement qui lui avait permis de s’échapper, en prenant violemment à partie les agents. L’un d’eux avait notamment été frappé avec un objet non identifié, lui occasionnant cinq points de suture à la tête. Sans emploi, hormis quelques postes de saisonniers, ce père de 4 enfants, défendu de Me Youssouf Sow, affiche 10 mentions à son casier judiciaire pour violences aggravées, dégradations, mise en danger de la vie d’autrui, escroquerie, conduite sans permis et sans assurance, vol sur personne vulnérable…
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Le second, domicilié aussi à Saint-Jacques et âgé de 52 ans, a été intercepté à son domicile mardi mais comparaît libre car placé sous contrôle judiciaire à l’issue de son audition. Il est soupçonné d’avoir asséné des coups aux forces de l’ordre, dont ceux sur le crâne du policier blessé sérieusement. Titulaire d’un diplôme d’animateur, il s’occupait de jeunes du quartier, particulièrement au sein d’une équipe de football, voilà une quinzaine d’années, dit-il, mais n’a plus eu aucune activité depuis lors. Son casier est ponctué de 8 mentions, particulièrement pour abus de faiblesse et escroqueries. Et, assisté de Me Sylvie Muffat-Joly, il demande à ne pas être jugé ce jour afin de bénéficier d’un délai pour préparer sa défense.
Requête accordée par le tribunal. Les deux hommes seront jugés le 17 avril 2026. Pour l’heure, le premier est maintenu en prison. Le second reste sous contrôle judiciaire élargi avec interdiction de sortir de son domicile entre 20 h et 7 h, obligation de pointer dans un service de police tous les 15 jours et interdiction de paraître sur la place du Puig.

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