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DÉCRYPTAGE – Depuis les années 1960, Israël observe les marges ethniques de ses adversaires comme de potentiels alliés. Mais dans la guerre ouverte contre l’Iran, en mars 2026, Kurdes et Azéris restent des points d’appui fragiles.
Israël continue de pilonner l’Iran, et cherche à déstabiliser le régime. Dès le premier jour de l’attaque, Benyamin Netanyahou a appelé les minorités du pays à se soulever contre la République islamique. « Citoyens d’Iran : Perses, Kurdes, Azéris, Abkhazes et Baloutches. Le moment est venu pour vous d’unir vos forces, de renverser le régime et d’assurer votre avenir », a-t-il lancé le samedi 28 février, au premier jour de l’offensive. Israël verrait d’un bon œil l’ouverture d’un second front dans le Nord-Ouest et, ces derniers jours, la presse américaine a évoqué un possible soutien des États-Unis et d’Israël à certains groupes kurdes iraniens actifs.
Cette approche renvoie à une tradition stratégique ancienne. Dès les premières années de l’État d’Israël, avec la « doctrine de la périphérie », David Ben Gourion cherche à nouer des alliances avec les minorités des pays qui lui sont hostiles. Israël se tourne alors vers des partenaires situés aux marges du monde arabe, comme…

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