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5 mars 2026Seulement 13 Français engagés, six disciplines, où regarder… Tout ce qu’il faut savoir sur les Jeux paralympiques de Milan Cortina 2026
Quatre ans après Pékin, les Jeux paralympiques sont de retour en Europe, du 6 au 15 mars 2026, et veulent profiter de l’engouement des Jeux olympiques de Milan Cortina pour être un succès. Comme pour les valides, le comité d’organisation italien a fait le choix de sites éclatés pour limiter les constructions et donc les dépenses. Comprenant moins d’épreuves que les JO, les Paralympiques seront concentrés sur quatre sites.
Un nouveau pas est franchi sur cette édition 2026 car pour la première fois, les épreuves sur neige sont gérées par la FIS (Fédération internationale de ski) et l’IBU (Union internationale de biathlon) qui ont intégré en leur sein il y a deux ans les disciplines paralympiques.
Les Russes et Biélorusses autorisés à concourir sous leurs couleurs
Pendant les Jeux olympiques, les athlètes russes et biélorusses disputaient les épreuves sous bannière neutre. Mais alors que la guerre en Ukraine dure depuis tout juste quatre ans, le Comité international paralympique (IPC) en a décidé autrement et a autorisé la participation des Russes et Biélorusses sous leur drapeau. Depuis cette annonce, l’Ukraine, mais aussi la République tchèque ou les Pays-Bas, ont décidé de boycotter la cérémonie. La délégation française sera, elle, bien présente. Ses deux porte-drapeaux, la snowboardeuse Cécile Hernandez et le skieur alpin Jordan Broisin, ne pourront en revanche, porter l’étendard tricolore que lors de la cérémonie de clôture, puisque pour des raisons d’équité, le comité d’organisation a décidé que ce seront des bénévoles qui porteront chaque drapeau des nations.
Et mercredi soir, la ministre des Sports, Marina Ferrari a annoncé dans un point presse qu’aucun représentant du gouvernement français ne serait présent à la cérémonie d’ouverture. « C’est une décision que nous avons mûrement réfléchie, qui se veut respectueuse des institutions sportives, de l’IPC et de la décision prise, mais c’est un désaccord que nous exprimons par rapport à la position qui a été arrêtée« , a-t-elle indiqué, avant d’ajouter que la décision s’appliquerait aussi pour la cérémonie de clôture. « A moins qu’il y ait un retrait des bannières et des hymnes au moment de cette cérémonie, je ne vois pas pourquoi la situation serait différente », a-t-elle complété.
Seulement 13 Français engagés, mais tous médaillables
La délégation française arrive, comme c’est régulièrement le cas, avec un contingent faible mais où chaque athlète est capable de monter sur le podium. En 2018, ils étaient 12, repartis avec 20 médailles. En 2022, 19 sportifs ont ramené 12 médailles. En Italie, ils sont 13, répartis sur trois sports : le paraski nordique, le paraski alpin et le parasnowboard. Sur ce dernier, ils ne sont que deux, Cécile Hernandez, championne paralympique en titre du snowboardcross et porte-drapeau, et Maxime Montaggioni, vainqueur du banked slalom, qui se pratique sous forme d’un contre-la-montre, il y a quatre ans.
Quatre hommes représentent la France en paraski nordique avec Anthony Chalençon, déficient visuel, double médaillé paralympique et son guide Florian Michelon. Ils sont accompagnés de Benjamin Daviet, quintuple champion paralympique en ski de fond et biathlon en catégorie debout et Karl Tabouret, champion du monde du sprint debout en 2025.
Le paraski alpin français emmène neuf représentants et peut espérer une razzia. Tête d’affiche pour ses troisièmes Jeux, Arthur Bauchet tentera le quintuplé en catégorie debout qu’il n’a pas réussi en 2022 (trois titres et une médaille de bronze). Jordan Broisin, Jules Segers et Oscar Burnham accompagneront le licencié de Briançon en catégorie debout. Médaillé de bronze de la descente, catégorie déficient visuel il y a quatre ans avec Valentin Giraud-Moine, Hyacinthe Deleplace sera cette fois en compétition avec sa guide Perrine Clair.
Avec trois victoires en Coupe du monde cette saison, Lou Braz-Dagand arrive parmi les favoris du slalom et du slalom géant assis. Et enfin, Aurélie Richard, la benjamine de la délégation, attendue comme la relève de Marie Bochet, sera la seule Française engagée en ski alpin. Depuis le début de la saison, elle est montée 14 fois sur le podium en… 16 courses, et elle a pour pire résultat deux quatrièmes places.
Six disciplines au programme
Les athlètes se disputeront les médailles paralympiques dans six disciplines, comme à Pékin en 2022, pour un total de 79 épreuves, une de plus qu’il y a quatre ans. Le paraski alpin compte à lui seul 30 épreuves, 15 pour les hommes et autant pour les femmes. Les malvoyants, skieurs debout et skieurs assis sont autorisés à concourir dans cinq épreuves chacun. C’est ensuite le paraski de fond et le parabiathlon qui ont le plus de courses, respectivement 20 et 18. On retrouve les mêmes catégories qu’en ski alpin avec trois courses pour chacune, chez les hommes et chez les femmes et deux épreuves mixtes en ski de fond.
Dernière discipline sur neige, le parasnowboard, seule discipline non paritaire en 2026 avec quatre épreuves hommes et deux femmes. Ces dernières n’ont de courses que pour une catégorie concernant les handicaps du bas du corps (contre deux pour les hommes) et aucune pour ceux du haut du corps comme c’est le cas pour leurs homologues masculins. Seules deux disciplines sur glace sont disputées : le parahockey sur glace et le curling fauteuil. Le parahockey sur glace est joué en équipe mixte de 18, dont au moins une femme, par des athlètes handicapés des membres inférieurs. Enfin, le curling fauteuil accueille la seule nouvelle épreuve de ces Jeux paralympiques : le double mixte. Il rejoint le tournoi en équipe mixte, déjà existant. Le parabobsleigh a tenté de faire son apparition mais il a été jugé que trop peu de nations étaient présentes sur le circuit.
Les compétitions étalées sur trois régions
Contrairement aux Jeux olympiques, la cérémonie d’ouverture aura lieu le 6 mars dans les arènes de Vérone, et non au Stade San Siro de Milan. Les épreuves sont limitées à trois sites mais éclatées dans trois régions différentes. Le parahockey sur glace sera isolé à Milan, seule discipline en Lombardie. Tesero, qui avait accueilli le nordique en février, continue sur sa lancée avec le paraski de fond et le parabiathlon. Et enfin, Cortina d’Ampezzo sera le cœur de ces Jeux paralympiques avec le paraski alpin, le parasnowboard, le curling fauteuil et la cérémonie de clôture le 15 mars.
Où regarder les épreuves ?
Après le record d’audience pour des Jeux olympiques d’hiver en février (55 millions de Français ont regardé au moins une minute sur France Télévisions), le groupe du service public sera l’unique diffuseur des Jeux paralympiques. Sept heures de direct seront assurées chaque jour entre 10 heures et 18 heures sur France 2 et France 3, et la fin de journée sera animée par le magazine Para Club, présenté par Laurent Luyat. Du lundi au vendredi à 20h20 et le samedi à 20h10, vous retrouverez la deuxième partie du Para Club.
Comme pour les JO, la chaîne Sport sera active avec les mêmes images que France 2 et France 3 mais le chat en plus. Sur le site et l’application, il sera possible de retrouver toutes les épreuves en même temps en choisissant la chaîne consacrée au sport voulu.

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