
President Trump is combating cybercrime & fraud by unleashing every tool to stop
6 mars 2026
École bombardée en Iran : le flou sur les responsables
6 mars 2026À l’ONU, Melania Trump préside une réunion sur les enfants, l’Iran dénonce une initiative « honteuse et hypocrite »
CHARLY TRIBALLEAU / AFP
La Première dame américaine Melania Trump préside une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 2 mars 2026.
La salle du Conseil de sécurité est feutrée, les caméras bien en place, le protocole millimétré. Lundi 2 mars, c’est Melania Trump qui dirige les débats. Une première pour l’épouse d’un chef d’État en exercice. À l’ordre du jour : les enfants pris dans les conflits, l’école comme refuge, l’éducation comme promesse de paix. Une noble cause qui résonne cependant un peu en décalage alors que son mari, Donald Trump, a lancé une guerre contre l’Iran deux jours plus tôt.
Quarante-huit heures plus tôt, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran. Téhéran affirme d’ailleurs qu’une école primaire de jeunes filles à Minab, dans le sud du pays, a été touchée samedi, faisant 165 décès parmi les écolières. Un bilan qui n’a pas pu être vérifié de manière indépendante.
Dans la salle du Conseil de sécurité, la tension est palpable. Le débat sur l’éducation et la protection des enfants se retrouve rattrapé par l’actualité militaire. L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, prend alors la parole et dénonce une réunion « profondément honteuse et hypocrite ». Selon lui, il est inacceptable que Washington organise une session sur la protection des enfants « tout en lançant des frappes de missiles contre des villes iraniennes, en bombardant des écoles et en tuant des enfants ».
Dans l’enceinte censée incarner la diplomatie mondiale, l’accusation claque comme un réquisitoire.
Une première historique sous haute tension
La réunion, consacrée au lien entre enfants, technologie et éducation en période de conflit, était programmée avant le déclenchement des frappes. Elle coïncide avec la présidence tournante américaine du Conseil de sécurité.
Officiellement, l’initiative vise à remettre l’éducation au centre des solutions pour prévenir les conflits. Face aux diplomates, Melania Trump affirme : « Les États-Unis se tiennent aux côtés de tous les enfants du monde. J’espère que la paix sera bientôt avec vous. »
La symbolique est forte. Donald Trump, fin critique des Nations unies qu’il juge inefficaces et bien trop coûteuses, confie la présidence d’une séance à son épouse. Le geste marque sa manière très personnelle d’exercer le pouvoir, y compris sur la scène internationale.
L’Unicef alerte sur « un moment dangereux pour des millions d’enfants dans la région » et relaie l’appel du secrétaire général de l’ONU à une cessation immédiate des hostilités.
TIMOTHY A. CLARY / AFP
Des membres du Conseil de sécurité des Nations unies écoutent la Première dame américaine Melania Trump s’exprimer alors qu’elle préside une réunion du Conseil de sécurité au siège de l’ONU.
Sans mentionner explicitement les États-Unis, l’ambassadeur chinois rappelle que les attaques contre les écoles figurent parmi les violations graves recensées par les Nations unies contre les enfants en période de conflit et appelle à des enquêtes approfondies ainsi qu’à des mécanismes de responsabilité.
De son côté, lors d’un point avec la presse, le secrétaire d’État Marco Rubio affirme que les États-Unis ne cibleront « pas délibérément une école », et rejette fermement toute intention de viser des établissements scolaires.
Habituellement en retrait des dossiers diplomatiques, Melania Trump s’était déjà engagée sur des questions liées à l’enfance, notamment en plaidant pour le retour d’enfants ukrainiens envoyés en Russie pendant la guerre. Sa présence à la tête du Conseil de sécurité marque un précédent pour une première dame américaine.

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