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Aux JO d’hiver 2026, l’Ukrainien Vladyslav Heraskevych a souhaité rendre hommage à des athlètes morts à la guerre avec un casque très symbolique.
Le Comité international olympique (CIO) a refusé que le porte-drapeau ukrainien, Vladislav Heraskevych, porte un casque orné de photos d’athlètes tués lors du conflit avec la Russie aux JO de Milan Cortina. L’organisation lui a proposé ce mardi 10 février d’arborer un brassard noir. « Nous estimons que c’est un bon compromis », a expliqué à la presse Mark Adams, le porte-parole de l’instance olympique, rappelant que l’organisation bannissait toute expression politique lors des compétitions ou des cérémonies.
Vladislav Heraskevych, porte-drapeau de la sélection ukrainienne engagé en skeleton, a pris part lundi à Cortina à un entraînement avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre, avant selon lui de se voir interdire de le porter.
« Cette décision me brise le cœur. J’ai le sentiment que le CIO trahit des athlètes qui ont fait partie du mouvement olympique en ne leur permettant pas d’être honorés là où ils ne pourront plus jamais se produire », a-t-il écrit sur Instagram, avant de recevoir le soutien du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Déjà une action lors des Jeux d’hiver 2022
Le CIO a confirmé mardi l’interdiction, puisque le casque « contrevient » à l’article 50 de la Charte olympique qui cherche à éviter « tous types d’interférence », notamment « politique » ou « religieuse », pour que « tous les athlètes puissent se concentrer sur leur performance ».
Mais l’instance olympique a tenu lundi soir « une réunion informelle » avec l’entraîneur de Vladislav Heraskevych « et son entourage ». « Nous avons réaffirmé que, dans ce cas, comme nous le faisons désormais plus souvent, nous ferons une exception à ces directives pour lui permettre de porter un brassard noir pendant la compétition, afin de procéder à cette commémoration », a précisé Mark Adams.
L’athlète reste par ailleurs entièrement libre de ses propos « en conférence de presse, à la sortie de la compétition, en zone mixte » ou sur ses réseaux sociaux, a rappelé le porte-parole.
Mais coup de théâtre mardi soir, Vladislav Heraskevych a déclaré qu’il porterait bien en compétition son casque orné de photos d’athlètes tués, malgré l’interdiction. « Je l’ai utilisé lors des essais (…) et je l’utiliserai le jour de la course », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Cortina d’Ampezzo.
« (Mark) Adams (le porte-parole du CIO, NDLR) a dit qu’il fallait une approche uniforme pour tous les athlètes, mais à ces Jeux (…) il y a eu beaucoup de prises de position politiques de la part d’athlètes américains, même sur les terrains. Il y a déjà eu un drapeau russe sur le casque de l’un des athlètes. Ils n’ont reçu aucune sanction, aucune pénalité. Donc si l’approche est uniforme pour moi, elle doit l’être pour eux aussi », a-t-il souligné souligné.

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