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6 mars 2026Barcelone : brûlé au deuxième degré lors d’une douche à l’hôpital, le patient est décédé deux semaines plus tard
L’enquête sur le décès tragique d’un patient à l’hôpital Bellvitge de Barcelone s’intensifie. Les rapports techniques et médicaux révèlent des négligences potentielles. L’affaire pourrait mener à des mises en examen pour homicide par imprudence.
L’enquête sur le décès d’un patient de l’hôpital Bellvitge de Barcelone en 2024, dans des circonstances tragiques, vient de connaître un rebondissement judiciaire majeur. Les rapports d’expertise technique et médicale, qui prennent souvent un à deux ans dans ce type de dossier complexe, viennent d’être versés au dossier et ils sont accablants. L’affaire est désormais entre les mains d’un juge d’instruction à Barcelone. La famille a porté plainte.
Les faits remontent à 2024. Un homme de 70 ans, admis en janvier 2024 pour des complications respiratoires sévères nécessitant une trachéotomie et le traitement d’une pneumonie, est décédé après avoir été brûlé sur tout le corps lors de sa douche. Son état de santé était déjà critique et il était incapable de réagir. L’eau était à une température si élevée qu’elle a causé des brûlures au deuxième degré sur une part importante de son corps. Il a dû être transféré d’urgence à l’unité des grands brûlés de l’hôpital Vall d’Hebron. L’homme est décédé le 28 février 2024 après avoir lutté pendant environ deux semaines contre les complications liées à ces brûlures en plus de sa pathologie. L’hôpital de Bellvitge a immédiatement reconnu l’incident et a ouvert une enquête interne évoquant un possible dysfonctionnement du mitigeur thermostatique.
Problème technique ou négligence
Le rapport qui vient d’être divulgué met en lumière une possible négligence humaine. Le patient a en effet été brûlé sur les bras, les mains, le torse et l’avant de ses jambes, soit 18 % de son corps alors qu’il était incapable de donner l’alerte.
L’enquête devra répondre à la question pourquoi le personnel soignant n’a pas vérifié la température de l’eau avant de l’utiliser. Les avocats demandent que l’identité des responsables parmi le personnel soignant soit communiquée, indique El Mundo. Ils attribuent cet événement à un « manquement flagrant au devoir de diligence » de la part du personnel de l’hôpital de Bellvitge et demandent des explications précises sur le protocole de douche mis en place. L’enjeu est de déterminer si la faute incombe à une défaillance technique du bâtiment ou à une négligence humaine. Une procédure pénale avec des mises en examen pour homicide par imprudence pourrait alors être demandée.
Un précédent dans un Ehpad
Ce drame résonne avec une affaire récente similaire dans un EHPAD à Vilanova del cami près de Barcelone en fin d’année dernière. Une femme âgée de 85 ans a été lavée avec de l’eau beaucoup trop chaude. Gravement brûlée sur une grande partie du corps, notamment au torse et au cou, elle est décédée quelques jours plus tard à la suite d’une septicémie causée par l’infection de ses blessures. Une enquête a été ouverte pour déterminer s’il s’agissait d’une erreur humaine ou d’une défaillance technique du système de régulation de l’eau de l’établissement.

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