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6 mars 2026Six jours après le bombardement d’une école de Téhéran, on en sait un peu plus sur les circonstances de cette frappe et sur son origine qui pourrait être finalement américaine.
Il y a au moins une certitude : une école a bien été détruite à Minab dans le sud de l’Iran. Elle était accolée à un complexe militaire du corps de la marine des gardiens de la Révolution, ciblé lui aussi par des frappes.
Sur des images satellites que l’agence de vérification de Radio France a pu consulter, six autres bâtiments situés sur ce terrain militaire adjacent ont été touchés, avec des frappes de précision. On voit des trous extrêmement nets dans certains toits, ce qui ne plaide pas en faveur de la thèse avancée par certains, ces derniers jours, d’un missile iranien qui aurait dévié accidentellement de sa route.
Des responsables américains ont par ailleurs admis que leurs forces étaient en opération dans la région et une carte d’état-major des frappes le confirme. Ce que précise une enquête du New York Times, c’est que les frappes sur l’école et sur la base navale sont, selon leurs sources, simultanées. Le quotidien rappelle aussi que les forces américaines ont reconnu avoir attaqué des cibles navales justement près du détroit d’Ormuz et cette base de Minab, dont nous avons établi qu’il s’agissait d’une base de la marine des gardiens de la Révolution, peut tout à fait avoir été ciblée dans ce cadre.
Un bilan probablement lourd mais invérifiable
Concernant le bilan humain, le chiffre de 168 personnes, essentiellement des écoliers âgés de 7 à 12 ans, n’est pas vérifiable : aucun média occidental n’a eu accès au site de l’école et la quasi-totalité des vidéos que l’on trouve et que l’on a regardées sur les réseaux sociaux sont issus de médias iraniens.
Mais des vidéos montrent des secouristes en action et les images de cet établissement aux deux tiers détruits, s’il était plein d’enfants – il y a école le samedi en Iran – rendent crédible un bilan humain très lourd.
Israël a déclaré ne pas avoir connaissance d’opérations de son armée dans la région, mais son porte-parole a affirmé dès lundi qu’il y avait une enquête en cours. Les Américains ont également réaffirmé ces derniers jours qu’une enquête est en cours depuis ce bombardement, mais lundi, le chef de la diplomatie, Marco Rubio, avait assuré que les Etats-Unis ne visaient pas délibérément une école, ce qui n’écarte pas la thèse d’un bombardement accidentel

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