
Israël continue de pilonner le Liban, le bilan grimpe à 217 morts… Le point sur la situation
6 mars 2026
il est suspecté d’avoir tué sa mère et son frère
6 mars 2026
ALI MOUSTAFA / Getty Images via AFP
Un camion transportant de l’aide humanitaire attends au poste-frontière de Rafah, en Égypte, le 27 janvier 2026.
Une réouverture très limitée. Israël a rouvert partiellement ce dimanche 1er février le point de passage de Rafah, seul passage terrestre de la bande de Gaza vers l’Égypte, vital pour l’acheminement de l’aide humanitaire. Cependant, cette ouverture est pour l’heure limitée aux habitants du territoire, sous des conditions drastiques.
Selon un responsable du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, « environ 200 malades » attendaient ce dimanche la réouverture pour aller se faire soigner en Égypte. Une quarantaine de fonctionnaires de l’Autorité palestinienne attendaient aussi depuis l’Égypte le feu vert israélien, a déclaré à l’AFP un responsable palestinien.
Cette réouverture très limitée survient dans le contexte d’un cessez-le-feu très précaire entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. Samedi, des frappes israéliennes ont fait 32 morts, selon la Défense civile de Gaza, lors de l’une des journées les plus meurtrières depuis le début de la trêve le 10 octobre 2025. Israël a déclaré avoir riposté à des violations du cessez-le-feu.
Fermé depuis le printemps 2024
Le poste frontière de Rafah est le seul passage entre Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël. Il est fermé depuis que les forces israéliennes en ont pris le contrôle en mai 2024, à l’exception d’une réouverture limitée début 2025, dans le cadre d’une précédente trêve.
Sa réouverture totale est prévue dans le cadre du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sanglante du Hamas contre Israël. Israël avait cependant prévenu que Rafah ne serait rouvert qu’une fois rendue la dépouille de Ran Gvili, le dernier otage retenu à Gaza depuis le début du conflit. Son corps a finalement été restitué le 26 janvier.
Une réouverture strictement encadrée par Israël
La réouverture du point de passage de Rafah était réclamée avec force par l’ONU et les ONG internationales afin de permettre l’accès de l’aide au territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre. Mais les restrictions imposées par Israël sont loin de satisfaire leurs demandes.
Selon RFI, le passage n’est autorisé qu’aux piétons ayant obtenu une autorisation sécuritaire préalable des autorités israéliennes, « avec un flux limité à environ 150 personnes par jour circulant à bord de bus organisés ». Des sources au sein du point de passage ont quant à elles précisé à l’AFP ce vendredi qu’« aucun accord n’a pour l’instant été conclu sur le nombre de Palestiniens autorisés à entrer et à sortir ».
De leur côté, les autorités israéliennes entretiennent le flou sur l’accès à l’aide humanitaire. « Nous appelons à ce que ce point de passage puisse être utilisé pour augmenter le flux de l’aide humanitaire », a déclaré ce samedi sur France Info Sarah Avrillaud, cheffe du bureau du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Gaza.
« La situation humanitaire continue d’être absolument désastreuse » et « des milliers de personnes ont besoin d’avoir accès à des soins médicaux qui ne sont plus disponibles dans la bande de Gaza », a-t-elle insisté. Ce dimanche, Israël a annoncé que Médecins sans Frontières devra cesser ses opérations et quitter Gaza d’ici au 28 février. L’ONG est accusée d’avoir refusé de fournir la liste de ses employés palestiniens.
Supervision par le « Conseil de paix »
Le poste-frontière est situé dans un secteur encore occupé par l’armée israélienne après son retrait en deçà de la Ligne jaune, qui marque le retrait israélien d’environ la moitié du territoire aux termes de la première phase du plan Trump. Sa réouverture devrait permettre l’entrée à Gaza des 15 membres du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), chargés de gérer le territoire pendant une période transitoire sous la supervision du Conseil de paix présidé par Donald Trump.
Alors qu’Israël et le Hamas s’accusent mutuellement et quotidiennement de violer le cessez-le-feu, les États-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de paix, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.

9999999
