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6 mars 2026ce que l’on sait de l’attaque israélienne qui visait le Hezbollah dans la banlieue sur de Beyrouth
IBRAHIM AMRO / AFP
Liban : ce que l’on sait de l’attaque israélienne qui visait le Hezbollah dans la banlieue sur de Beyrouth.
« Le chef d’état-major » du Hezbollah était ciblé. Israël a mené ce dimanche 23 novembre une frappe au Liban dans la banlieue de Beyrouth – la première depuis plusieurs mois. Cette attaque dans la capitale du pays au cèdre a été ordonnée et revendiquée par Benjamin Netanyahu, qui la justifie au nom de la lutte contre le « terrorisme ».
Le bilan des autorités libanaises, provisoire et qui continue de s’alourdir, fait état de dizaines de blessés et de plusieurs morts. Cette nouvelle frappe intervient alors qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah pro-iranien est en vigueur depuis fin novembre 2024 – lequel n’a pas dissuadé Benjamin Netanyahu d’ordonner des attaques au Liban.
Le HuffPost fait le point sur ce que l’on sait de cette frappe israélienne et de ses répercussions.
• Une attaque dans une banlieue « bastion » du Hezbollah
La frappe de l’armée israélienne a visé la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah. Elle a touché les troisième et quatrième étages d’un immeuble de neuf étages d’une zone densément peuplée, a constaté sur place un journaliste de l’AFP, précisant qu’elle a laissé plusieurs voitures calcinées et que des ambulances ont été dépêchées sur place.
« Je rendais visite à ma mère et j’étais sur le balcon », a raconté à l’AFP un homme qui se trouvait dans un immeuble faisant face au bâtiment touché. « Il y a eu comme un éclair, puis j’ai percuté la balustrade et tout le verre s’est brisé », a ajouté ce quadragénaire en état de choc, qui n’a pas voulu dire son nom.
Le dernier bilan du ministère libanais de la Santé est de cinq morts et 28 blessés. L’agence de presse officielle libanaise a rapporté « des blessés et des dégâts importants ». Il s’agit de la première frappe sur la banlieue sud de la capitale depuis le 5 juin, quand Israël avait pilonné ce qu’il décrivait comme « l’unité aérienne du Hezbollah ».
• Une frappe contre un « terroriste clé »
Dans un communiqué, le bureau de Benjamin Netanyahu a revendiqué le fait que « l’armée israélienne a attaqué le chef d’état-major du Hezbollah au cœur de Beyrouth », affirmant que celui-ci « a dirigé le renforcement et l’armement de l’organisation terroriste ». La mort de Haitham Ali Tabatabai a été annoncée quelques heures plus tard par Tsahal.
Officiellement, le Hezbollah a seulement confirmé qu’une « personnalité de la résistance » contre Israël avait été visée, mais une source proche du mouvement pro-iranien a confirmé la mort d’Ali Tabatabai à l’AFP. Plus tôt dans la journée, l’armée israélienne avait déclaré avoir mené « une frappe précise visant un terroriste clé du Hezbollah à Beyrouth », ajoutant que de plus amples détails suivraient.
Benjamin Netanyahu a prévenu ce dimanche que son pays ferait « tout ce qui est nécessaire » pour empêcher un renforcement du Hezbollah au Liban et du Hamas dans la bande de Gaza. « Nous continuons à frapper le terrorisme sur plusieurs fronts », a-t-il déclaré lors d’une réunion de son cabinet.
• Les frappes continuent, au dam des autorités libanaises
Le président libanais Joseph Aoun a condamné la frappe dans un communiqué ce dimanche. Il demande à « la communauté internationale d’assumer ses responsabilités et d’intervenir sérieusement et avec force pour mettre fin aux attaques contre le Liban ». Des propos qui interviennent alors qu’Israël a récemment intensifié ses frappes dans le sud du pays, disant viser le Hezbollah.
Ces manœuvres conduisent les autorités libanaises à accuser régulièrement l’État hébreu de ne pas respecter le cessez-le-feu. Celui-ci pointe quant à lui le Hezbollah du doigt, assurant qu’il se réarme malgré l’arrêt des combats. De son côté, le groupe soutenu par l’Iran affirme qu’il respecte le cessez-le-feu, instauré alors qu’il est sorti affaibli de son conflit avec Israël, au cours duquel son chef a été tué.
Un de ses hauts responsables qui a accouru sur le site frappé ce dimanche a accusé l’État hébreu d’avoir « franchi une nouvelle ligne rouge ».

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