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6 mars 2026Ce sondage en cas d’élections législatives anticipées ne fait pas que placer le RN en tête
QUENTIN DE GROEVE / Hans Lucas via AFP
Une photo de l’Assemblée nationale prise le 30 juin 2025 (illustration)
POLITIQUE – Dimanche pluvieux, dimanche curieux. Alors que la chute du gouvernement de François Bayrou est annoncée depuis que le Premier ministre a décidé de convoquer un vote de confiance le 8 septembre, l’hypothèse d’une nouvelle dissolution a pris de l’épaisseur. Ce dimanche 31 août, BFMTV et La Tribune Dimanche ont dévoilé le tout premier sondage sur les intentions de vote des Français en cas de nouvelles élections législatives anticipées.
Premier constat, selon cette enquête Elabe, réalisée jeudi et vendredi auprès d’un échantillon représentatif de 1 678 personnes, dont 1 563 inscrites sur les listes électorales, le Rassemblement national arriverait en tête avec de 31 % (contre 33 % lors des législatives de 2024). La gauche obtiendrait pour sa part 23,5 % elle était unie (28 % en juin 2024). En cas de départ en ordre dispersé, une alliance entre les socialistes, écologistes et communistes recueillerait 16,5 % des voix contre 10 % pour les insoumis. Les divers gauche auraient entre 5 et 6,5 % des voix.
Quant au bloc central Ensemble (Renaissance, MoDem et Horizons), il serait le grand perdant avec seulement 14 % des voix, soit près de 7 points de moins qu’en 2024. Les LR obtiendraient de leur côté 10,5 % des voix, et Reconquête 5 %.
Une sondage qui dresse donc un tableau d’ensemble dans lequel les trois principaux blocs de l’Assemblée nationale semblent rester assez immuables, mais qui se penche aussi sur l’avenir du front républicain, régulièrement égratigné. Une majorité des électeurs (53 %) y sont opposés si le RN arrive en tête au premier tour, quand 46 % y sont favorables.
En 2024, ce front républicain avait vu le désistement de personnalités de droite et de gauche, en cas de triangulaire, pour battre le RN. Il avait fait perdre au parti lepéniste, pourtant arrivé largement en tête du premier tour, plusieurs dizaines de sièges au second. La perspective de renouer avec le barrage à l’extrême droite est sans surprise rejetée par plus de 90 % des électeurs RN, mais aussi 57 % des électeurs LR. Plus surprenant peut-être, elle l’est aussi par 31 % de ceux d’Ensemble.
Or, en 2024, les chiffres ont montré que le front républicain avait été particulièrement profitable au socle macroniste. De quoi même faire dire Mathieu Gallard, sondeur et directeur d’études à Ipsos France, dans Le Figaro, que le camp présidentiel a été « sauvé par les électeurs de gauche ».
Toutefois dans la configuration actuelle, le sondeur reste prudent. S’exprimant sur X ce dimanche, Mathieu Gallard a temporisé estimant que la proportion de ceux qui soutiennent le barrage chez LR, Ensemble ou à gauche reste assez stable par rapport à 2024. Son affaissement serait dans tous les cas une bonne nouvelle pour l’extrême droite et Jordan Bardella.

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