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En Iran, alors que de nouvelles explosions ont été signalées cette nuit à Téhéran, les autorités annoncent un bilan provisoire de 1045 morts depuis le début de la guerre. Un sixième jour de conflit commence synonyme de sixième jour de silence pour les proches d’Iraniens en France, car les communications sont quasiment entièrement coupées.
Plus de 1000 morts. C’est le bilan du nombre de victimes de la guerre en Iran transmis par les autorités iraniennes. Le gouvernement de la République islamique bloque toujours les connexions internet, rendant les communications quasi-impossible.
Face à ce conflit, les familles sont inquiètes. Et d’autant plus celles qui vivent à distance de leurs proches. Le contexte est difficile à vivre à cause d’une coupure presque totale d’Internet et des télécommunications.
En France, pour les franco-iraniens, contacter sa famille est devenu extrêmement compliqué. La dernière fois qu’Hassan a reçu un appel de sa nièce en Iran, c’était lundi soir. Elle lui a raconté le quotidien dans le pays.
“Les gens désertent les villes. Ils vont dans des endroits plus sûrs, dans des villages”, témoigne-t-il.
Et pour ceux comme sa nièce qui sont restés à Téhéran. “Il y a beaucoup de difficultés pour s’approvisionner en produits alimentaires, en essence… La vie s’est arrêtée en Iran”, assure-t-il.
Peu d’accès à internet
Tout comme les communications coupées par le régime. Madhye tente d’appeler son père à Téhéran plusieurs fois par jour. Elle obtient quelques brèves nouvelles grâce à un ami, un des seuls connectés à internet. Un centre des gardiens de la révolution a été frappé juste à côté de chez son père. “Ils sont restés quelque part en sécurité. La porte de sa maison a été cassée, il y a beaucoup de maisons autours qui ont été détruites”, raconte-t-elle.
Forcément, elle a peur pour lui et elle se sent même coupable d’être à l’abri des frappes.
“Je suis en sécurité, mais les Iraniens non. C’est comme dans un cauchemar”, souffle-t-elle.
Alors faute de pouvoir appeler son père, elle écoute son dernier message vocal en boucle: “Ne t’en fais pas, je vais bien. Je t’aime”. Un, je t’aime, auquel elle n’a pas pu répondre depuis six jours.

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