
ce que contient l' »Envoyé spécial » du 25 novembre
6 mars 2026
Touchdown
6 mars 2026
DANIEL PERRON / Hans Lucas via AFP
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, en France, le 22 janvier 2026.
La proposition du Medef de créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes est une « déclaration de guerre aux jeunes et aux salariés », a réagi ce samedi 31 janvier la CGT, dénonçant un « CPE XXL ».
Selon des documents consultés ce vendredi par l’AFP, le Medef, principale organisation patronale, a proposé la création d’un CDI « pouvant être rompu sans motif pendant les premières années », avec « une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture ». Or le CDI est censé offrir une sécurité de l’emploi, en limitant les possibilités de rupture sans motif.
Ce dispositif comporte des similitudes avec le « contrat première embauche » (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin alors Premier ministre, qui avait généré une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application.
« Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le Medef ose remettre le couvert » et « réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai », dénonce la CGT dans un communiqué publié samedi.
« Ce projet est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.e.s », ajoute l’organisation syndicale. La CGT prévient qu’elle « refusera catégoriquement de s’engager dans toute négociation qui comporte ces éléments ». Ce projet « nous trouvera sur son chemin ! », a renchéri sur X la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Joint par l’AFP vendredi, le Medef avait indiqué qu’il ne s’agissait pour l’heure que de « propositions pour nourrir le débat ».
Niveau de rémunération, durée légale des CDD…
Dans ses notes dédiées aux thématiques de « l’emploi des jeunes » et au « modèle productif », le Medef a également suggéré de « s’inspirer de l’exemple italien du contrat à droits progressifs », créé en 2016, qui, selon l’organisation patronale « a contribué à la baisse du chômage structurel dans le pays ».
L’organisation patronale suggère également de regarder du côté du Smic, « qui peut parfois constituer un frein à l’emploi pour les primo-entrants ». Elle propose, pour un « public cible » dans une « durée limite » et « potentiellement par la négociation collective », « d’adapter ce niveau de rémunération », dans une logique « d’incitation à l’embauche et d’adéquation entre le niveau de rémunération et les compétences de primo-entrants. »
Le Medef suggère également de renforcer les « engagements en matière de formation professionnelle », d’abaisser « en-deçà d’un certain âge » la durée minimale des contrats à temps partiel, de supprimer les délais de carence entre deux CDD ou encore d’augmenter leur durée légale.

9999999
