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HENRIQUE CAMPOS / Hans Lucas via AFP
Emmanuel Macron, ici à l’Élysée à Paris, le 25 février 2026.
La foudre s’abat sur Jean-Luc Mélenchon ce vendredi 27 février. Le leader de la France insoumise a réveillé le procès en antisémitisme qui lui est régulièrement fait, essuyant bon nombre de critiques après avoir ironisé sur la prononciation du nom « Epstein ». Des attaques qu’il a vigoureusement réfutées.
Au cours d’un meeting de soutien à la candidate insoumise à Lyon, Anaïs Belouassa-Cherifi, le triple candidat à la présidentielle s’est fendu d’un commentaire sur l’affaire du criminel sexuel new-yorkais Jeffrey Epstein, qui éclabousse responsables politiques et économiques du monde entier.
« Je voulais dire “Epstine” pardon, ça fait plus russe “Epstine” », a-t-il lancé. « Alors maintenant, vous direz Einstine au lieu d’Einstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein », a-t-il poursuivi avant d’ajouter : « Eh bien voilà, tout le monde comprend comment il faut faire », devant une salle hilare. Ce n’était pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon ironisait en meeting sur la prononciation du nom du criminel sexuel depuis la publication des dossiers Epstein. Mais cette fois, les condamnations ont immédiatement fusé.
Dont celle du président de la République en personne, qui a sobrement repartagé sur ses réseaux sociaux un passage de son discours prononcé à l’occasion de son hommage à Ilan Halimi – jeune juif séquestré et torturé à mort en 2006 – le 13 février, accompagné du message « c’était il y a 15 jours… ».
« L’antisémitisme d’extrême gauche, qui veut substituer à la lutte des classes une supposée lutte des races dans de glaçants amalgames, et qui le dispute à celui de l’extrême droite et ses clichés sur la puissance et la richesse. Toutes ces expressions contemporaines de l’antisémitisme, qui se recomposent et se combinent avec ses formes plus anciennes, rendent possible l’inacceptable banalité du mal », déclarait Emmanuel Macron dans cet extrait, que vous pouvez retrouver ci-dessous.
Le même jour, le chef de l’État considérait que La France insoumise était un mouvement d’« extrême gauche », au sein duquel émergeaient « des expressions antisémites » qui « doivent être combattues ».
« Ironie »
« Je constate que dans les positions qu’ils prennent, en particulier sur l’antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République », déclarait-il dans un entretien à la radio communautaire Radio J. « Il y a clairement des expressions antisémites qui émergent, qui doivent être combattues, d’où qu’elles soient », poursuivait le chef de l’État, ajoutant qu’au sein du Rassemblement national, il y a également des parlementaires, qui, « de la même manière, ont des expressions, défendent des idées » contraires aux principes républicains.
À l’occasion de son hommage à Ilan Halimi, Emmanuel Macron avait par ailleurs dénoncé « l’hydre antisémite » qui s’immisce « dans chaque interstice » de la société et prôné une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires ».
Devant l’avalanche de condamnations de ce vendredi, Jean-Luc Mélenchon a réagi en réfutant tout antisémitisme et en renvoyant l’attaque sur ses adversaires. « J’ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec “Epstine” un nom pour “russifier” le problème. Consternante réaction de ceux qui y voient de l’antisémitisme », a-t-il déclaré sur X, observant dans les commentaires une manière de « susciter délibérément la violence contre LFI ».
Pour lui, « l’antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet ». « Au contraire j’ai longuement expliqué dans mon discours pourquoi il fallait tenir la religion loin de la politique », a-t-il insisté, soutenu par son premier lieutenant Manuel Bompard qui a dénoncé « une cabale contre les Insoumis » et exprimé son « dégoût ». « Les Insoumis ont, les premiers, dénoncé les instrumentalisations antisémites de l’affaire Epstein », a-t-il insisté.

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