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6 mars 2026Alors que la guerre bat son plein au Moyen-Orient, les hauts fonctionnaires américains travaillent en ce moment à la préparation de futurs voyages en Asie de leur président, qui doit se rendre au Japon à la mi-mars avant d’aller en Chine à la fin du mois. Il faut dire que le sommet avec le président Xi Jinping, prévu entre le 31 mars et le 2 avril, se déroulera dans un contexte particulier.
Cette rencontre intervient alors que Washington vient de s’en prendre aux dirigeants de deux pays stratégiques pour Pékin en termes d’approvisionnement de pétrole, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué dans une frappe le 28 février, et le président vénézuélien, Nicolás Maduro, capturé le 2 janvier à Caracas.
Pourquoi les Chinois maintiennent-ils ce sommet en dépit de ces agissements américains ? C’est la question que se pose Katsuji Nakazawa dans une tribune publiée dans le quotidien Nihon Keizai Shimbun.
Selon le journaliste, Xi Jinping se trouve d’une certaine façon en position de faiblesse face à Trump. Depuis le début des bombardements américains en Iran, le ministère des Affaires étrangères chinois met, certes, en cause l’initiative de Washington, qualifiée d’“inacceptable”, “mais ses critiques ne contiennent pas d’attaques personnelles contre Donald Trump”, souligne Katsuji Nakazawa, alors que Pékin n’a pas hésité à s’en prendre à la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, après ses propos sur Taïwan. “La Chine fait attention de ne pas courroucer Trump”, estime-t-il.
Repousser l’annexion de Taïwan par la Chine
Comment expliquer cette position ? Fin connaisseur de la Chine, Nakazawa l’attribue à la stagnation de l’économie chinoise. Annuler le sommet reviendrait à fermer la porte à la délégation d’entreprises américaines qui viendra avec Trump.
Dans un tel scénario, “Trump pourrait relancer l’exportation d’armes à Taïwan”, estime le journaliste. Ce qui porterait un “coup dur” à Xi Jinping avant le Congrès du Parti communiste chinois de 2027, d’autant que la récente élimination du général Zhang Youxia continue de secouer le régime. Qui plus est, le président américain a même évoqué le terme de “G2” pour parler des relations entre la Chine et les États-Unis. Quoi de mieux pour flatter l’ego du maître de Pékin ?
Côté américain, avance le journaliste, l’objectif du sommet serait de “s’assurer que la Chine n’attaque pas Taïwan au moins jusqu’en 2029”, c’est-à-dire pas avant la fin du mandat de Trump. En attendant, le président américain a attaqué l’Iran, un allié “essentiel” de la Chine qui pourrait continuer à lui vendre du pétrole en cas de sanctions internationales si elle se décidait à lancer une offensive militaire dans le détroit de Taïwan.
“La cible cachée de l’opération américaine en Iran, c’est la Chine, conclut ainsi le journaliste. Et c’est une question qui pourrait impliquer le sort de Taïwan.”

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