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Jean-Marc Zaorski / Gamma-Rapho / Getty Images
L’islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour un viol sur une femme, est censé comparaître jusqu’au 27 mars à Paris pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016.
Absent depuis l’ouverture de son procès pour viols, ce lundi 2 mars, Tariq Ramadan est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt, sur ordre de la cour criminelle départementale de Paris. Ce vendredi la cour a également pris la décision de juger par défaut l’islamologue. Ses avocats ont quitté la salle d’audience après l’énoncé.
Ces derniers avaient avancé que le prédicateur de 63 ans était dans l’incapacité de se présenter à son procès, ayant été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en Suisse, en raison d’une « poussée » de sclérose en plaques. La présidente de la cour criminelle départementale, Corinne Goetzmann, a dès lors ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé, afin de décider d’un renvoi ou non du procès à une date ultérieure, comme le demandait la défense de Tariq Ramadan.
Dans ce rapport, lu à l’audience par la magistrate, les experts concluent à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente ». Le rapport rendu ce vendredi conclu dont que Tariq Ramadan « peut comparaître devant la cour criminelle départementale de Paris ».
« Nous ne cautionnerons pas un procès sans Tariq Ramadan »
« On peut dire que l’hypothèque médicale est définitivement levée en l’état », avait déclaré l’avocat général, Philippe Courroye, estimant qu’« aucun renvoi » du procès n’était « acceptable ». Dans des propos tranchants, le magistrat a fustigé une « dérobade » de Tariq Ramadan, qui a « mis une frontière et le lac Léman entre la justice française et lui parce qu’il ne veut pas être jugé », et estimé qu’il faisait « montre de lâcheté ». Il avait ensuite demandé son jugement par défaut ainsi que l’émission du mandat d’arrêt international.
« Le renvoi s’impose », avait rétorqué Me Ouadie Elhamamouchi, un des avocats de Tariq Ramadan. « Je tiens à affirmer ici solennellement que Tariq Ramadan demande ce procès, souhaite être jugé, et devant tous les journalistes présents, contrairement aux parties adverses », avait-il assuré, faisant allusion à la demande de huis clos d’une des victimes au procès. « On a l’impression qu’on veut que ce procès se déroule sans Tariq Ramadan », avait-il affirmé, ajoutant : « Nous ne cautionnerons pas un procès sans Tariq Ramadan ».
L’islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour un viol sur une femme, est censé comparaître jusqu’au 27 mars à Paris pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016, qu’il conteste : un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur « Christelle » (prénom d’emprunt) à Lyon en octobre 2009 ; un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque qui avait déclenché l’affaire en portant plainte en octobre 2017 ; et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016. Il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.
Pendant l’instruction et après son renvoi devant la justice, Tariq Ramadan a multiplié les offensives procédurales pour réclamer une reprise des investigations et repousser la tenue d’un procès, arguant disposer de nouvelles expertises prouvant selon lui son innocence.

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