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QUENTIN DE GROEVE / Hans Lucas via AFP
Guerre au Moyen-Orient : les proches de Kohler et Paris se disent « très inquiets » des frappes en Iran. (photo d’illustration)
Les bombardements les mettent à rude épreuve. Alors que les Français Cécile Kohler et Jacques Paris sont toujours assignés à l’ambassade de France à Téhéran, leurs proches se disent « très inquiets » des frappes israélo-américaines qui se poursuivent contre l’Iran. « La nuit du 2 au 3 mars a été très éprouvante pour eux du fait de nombreux bombardements, dont certains non loin de l’ambassade », écrivent-ils dans un communiqué.
« Nous sommes très inquiets pour Jacques et Cécile », confient les familles, selon qui « les évènements des trois derniers jours montrent qu’en ville, personne n’est à l’abri d’un bombardement ». D’après leurs proches, les deux Français font « le maximum, dans ces conditions, pour faire face et garder le moral » et « ils sont reconnaissants de tous ceux qui les soutiennent ».
« Ils nous ont dit qu’ils se savent en sécurité tant qu’ils ne sortent pas de l’enceinte de l’ambassade », ajoutent les familles de Jacques Paris, 72 ans, et Cécile Kohler, 41 ans, précisant que « les personnels » présents sur place « sont à leurs côtés et subissent les mêmes conditions éprouvantes ». « Ils font preuve d’une grande empathie à leur égard », ajoute le communiqué.
Samedi, au premier jour des frappes israélo-américaines sur l’Iran, une source diplomatique française avait indiqué à l’AFP que les deux Français étaient « en sécurité ».
Les proches demandent le « rapatriement » des deux Français
Dans leur texte partagé sur les réseaux sociaux, les proches des deux Français demandent « aux autorités françaises qu’elles maintiennent leurs efforts pour obtenir l’autorisation de sortie du territoire et le rapatriement de Cécile et Jacques dans les plus brefs délais ». Détenus pendant plus de trois ans par les autorités iraniennes, ils avaient été condamnés en octobre dernier pour espionnage.
Accusés d’avoir intrigué au profit d’Israël, ils avaient écopé de respectivement 20 et 17 ans de prison avant d’être libérés début novembre, mais avec l’interdiction de quitter le territoire iranien. Ils sont en attente d’un potentiel échange avec une ressortissante iranienne, Mahdieh Esfandiari, que la justice française a condamné jeudi dernier à un an de prison ferme pour apologie du terrorisme.
L’Iranienne de 39 ans, qui a déjà effectué huit mois de détention provisoire, a annoncé vouloir faire appel et a été assignée à résidence, selon les informations transmises vendredi à l’AFP par son avocat, confirmant une information du Monde.

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