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Livraisons qui prennent du retard, augmentation du prix du gasoil, stockage… Les transporteurs routiers font face à la hausse du prix du carburant, en lien avec la guerre au Moyen-Orient. « Entre mardi et vendredi, on a pris 16% », fait savoir ce vendredi sur RMC le directeur de l’entreprise Boueix, basée à Bordeaux.
« Entre mardi et vendredi, on a pris 16% » d’augmentation du prix du gasoil, indique ce vendredi sur RMC Erwan Cadiou, directeur chez Boueix, entreprise, spécialisée dans le transport et la logistique.
« Nos camions s’approvisionnent dans notre cuve à Bordeaux et on voit déjà que les approvisionnements sont un peu décalés, avec quelques jours de retard », constate-t-il, dans un contexte de hausse généralisée du prix du carburant, conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
« Pas supportable pour les entreprises de transport »
La Fédération nationale des transports routiers a effectivement signalé » des « augmentations assez significatives sur la livraison de gasoil dans leurs cuves à eux, pour faire rouler leurs camions », a fait savoir mercredi sur Franceinfo Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). « Pour le gasoil qui est livré aux entreprises de transport, il y a des hausses, et ça n’est pas tout à fait supportable pour ces entreprises de transport. »
« Depuis quelques jours, on assiste vraiment à une hausse très rapide du prix du gasoil. Et ce qui nous interpelle beaucoup, nous, les transporteurs, c’est la brutalité de cette augmentation », dénonce sur RMC Story Erwan Cadiou. « Il y a une petite tension et je pense qu’elle est générée par nous-mêmes puisque tout le monde se rue aussi bien personnellement au niveau des pompes mais aussi au niveau des professionnels, puisqu’ils décident, pour éviter toute pénurie et tout risque de hausse très forte du prix, de stocker dans leur cuve. »
« Entre 25 et 30% de notre coût d’exploitation »
Selon l’Union française des industries pétrolières (Ufip), le prix du litre de carburant se compose environ de 30% du coût des matières premières, de 50 à 55% de taxes (TVA et accise) et de 15 à 20% de coûts de distribution. « Le carburant représente entre 25% et 30% de notre coût d’exploitation d’un camion. Aujourd’hui, ça augmente à peu près de 20% le prix du gasoil, ce qui fait naturellement une hausse de 4% sur nos prix », calcule Erwan Cadiou.
Sur une semaine, la hausse est de « 5 à 15 centimes d’euros sur le SP95 » et de « 15 à 20 centimes sur le gazole », a indiqué jeudi Roland Lescure dans une interview au Parisien. « La plus grande part des recettes (fiscales) liées au carburant » à savoir l’accise sur les produits pétroliers « ne dépend pas du prix du carburant », a martelé le ministère de l’Économie.
Le secteur agricole également inquiet
Le secteur agricole n’est pas en reste. L’envolée des prix du gazole non routier utilisé par les agriculteurs pour leurs tracteurs, inquiète les syndicats du secteur en pleine reprise des travaux agricoles pour le printemps.
« Le gazole non routier (GNR) est presque 20 fois moins taxé que le gazole des voitures ou des camions, donc il prend la hausse plus violemment », souligne Frédéric Plan, délégué général de la fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C).
Le prix du GNR, toute taxe comprise, était selon lui d’environ 1,25 euro par litre la semaine passée contre 1,50-1,60 jeudi, avec des variations en fonction des régions et du type de carburant.

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