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JIM WATSON / AFP
Donald Trump et Volodymyr Zelensky le 28 décembre 2025 après une conférence de presse dans la résidence du président américaine à Mar-a-Lago en Floride.
Alors qu’elle n’en a toujours pas fini avec la guerre contre la Russie, l’Ukraine va envoyer « prochainement » des militaires au Moyen-Orient pour aider les États-Unis et leurs alliés à contrer les frappes de drones iraniens. « L’Ukraine aide les partenaires qui l’aident à assurer sa sécurité et à protéger les vies de ses citoyens », a avancé Volodymyr Zelensky dans un tweet publié jeudi 5 mars. Ce dernier assure que l’aide a été sollicitée par les Américains eux-mêmes.
Depuis le lancement de l’offensive israelo-américaine, l’Iran riposte par de nombreuses frappes dans toute la région. Le régime vise en premier lieu Israël, mais aussi les bases américaines situées au Moyen-Orient. Et pour ce faire, ils utilisent un matériel bien connu des Ukrainiens.
« Les drones de combat iraniens sont les mêmes Shahed qui attaquent nos villes et nos villages, nos infrastructures. L’Ukraine peut contribuer à protéger des vies et à stabiliser la situation », a expliqué le président ukrainien sur Telegram, rapporte Le Monde. Comme le précise L’Express, l’Iran privilégie ce type de drone par soucis d’économie de son arsenal balistique. Alors qu’un missile coûte entre un et deux millions de dollars, un drone kamikaze iranien ne vaut que 20 000 à 50 000 dollars.
Les « drones intercepteurs » ukrainiens à la pointe
L’expertise acquise par Kiev en plus de quatre ans de guerre pour lutter contre ces appareils est donc précieuse pour les Américains. Quasiment chaque nuit, des centaines de ces drones de fabrication russe, qui étaient à l’origine de conception iranienne, sont envoyés pour frapper l’Ukraine. Les Ukrainiens, qui manquaient de moyens pour les abattre, ont fini par mettre au point toute une gamme de drones d’interception bon marché, efficaces et considérés comme parmi les plus avancés du monde, permettant de les détruire en vol.
Le commandant en chef des armées ukrainiennes Oleksandre Syrsky a affirmé que les « drones intercepteurs » avaient permis d’abattre plus de 70 % des drones russes ayant atteint Kiev et ses banlieues en février. « Des centaines ou des milliers de shahed ne peuvent pas être interceptés avec des missiles Patriot, c’est trop cher. (…) Voilà pourquoi ils ont besoin des drones intercepteurs que nous avons », a pointé le président ukrainien lors d’une interview à la chaîne de télévision italienne Rai diffusés jeudi.
« La partie américaine a fait la demande, ils ont dit : “s’il vous plaît” » et « l’Ukraine a accepté de fournir une telle aide », a indiqué un responsable ukrainien à l’AFP, sous couvert d’anonymat. Il s’est cependant refusé à donner des détails sur ce projet de mission, notamment le nombre de militaires censés y prendre part. « En ce moment même, tout est en train d’être défini », a dit le responsable. « Nous ne pouvons pas en révéler les détails ».
« L’arrivée de militaires ukrainiens dans le golfe Persique est attendue prochainement », a-t-il affirmé, ajoutant que des négociations sont en cours afin de « déterminer » comment réaliser cette mission. Selon un autre responsable ukrainien, des solutions pourraient être apportées aux États-Unis et à leurs alliés d’ici « quelques jours à quelques semaines ».
« Cela nous donne un siège aux côtés de ces grandes puissances »
Il ne s’agit bien évidemment pas d’un simple service rendu sans contrepartie. En échange, Kiev espère obtenir des missiles pour ses systèmes américains Patriot, les seuls capables d’abattre les missiles balistiques utilisés par Moscou contre l’Ukraine, ainsi qu’un soutien diplomatique face au Kremlin, a expliqué le responsable.
Un haut responsable de l’industrie ukrainienne de défense a également affirmé que l’intérêt porté aux systèmes ukrainiens de lutte antidrone ne venait pas uniquement des États-Unis. Il y aurait « un grand intérêt » de la part de « canaux privés et publics » de pays du Golfe, à savoir l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis. « Il ne s’agit pas seulement de produits ou d’appareils, mais aussi de solutions complexes qui comprennent des appareils, des solutions, des équipes », a déclaré ce responsable s’exprimant lui aussi sous le couvert de l’anonymat.
« Cela nous confère un grand pouvoir géopolitique. Cela nous donne un siège aux côtés de ces grandes puissances géopolitiques, donc c’est très important pour nous et pour notre pays », a estimé cette source. Et c’est d’autant plus crucial que le président ukrainien craint justement que la guerre au Moyen Orient ne détourne une partie des ressources militaires occidentales destinées à l’Ukraine, notamment les systèmes de défense aérienne.

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